Et si on cuisinait ensemble? Co-oking

Vous aimez la co-création? Le partage? Vous comprenez le pouvoir d’un réseau ?  Ou vous avez envie d’apprendre  de nouvelles connaissances? 

Tout ca, et bien plus encore, c’est ce que vous propose Co-oking, un espace de co-création, une cuisine partagée professionnelle. Cette start-up de 2 ans à peine est en plein boom et vous propose pour quelques euros l’heure un accès à du matériel de professionnel et à des conseils, un vrai incubateur à start-up culinaire en soi.

C’est super mais ca consiste en quoi?

UNE CUISINE

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Source:  http://www.co-oking.be/wp-content/uploads/2016/03/

D’abord c’est une cuisine pro, aux normes de l’Afsca!, de quoi partager un moment entre amis avec du vrai matériel ou lancer son activité pro sans devoir investir dans du matériel hors de prix. Vu que cela s’adresse aussi bien aux passionnés qu’aux futurs pros: ils ont tout compris niveau timing: c’est ouvert 7jours/7 et H24!

 

Bon par contre, pour la soirée entre amis, la location de la cuisine pro, faut vraiment être entre foodies vu qu’on parle de 200€ HTVA pour 4H.

DU CONSEIL

Lancé par une équipe de passionnés, vous pouvez compter sur eux pour vous renseigner en matière de cuisine, de création d’entreprise ou encore de réseaux. Des entrepreneurs dans le milieu ils en connaissent un paquet et ils sont plutôt généreux en conseils.

UN RÉSEAU

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image: https://www.albanygateway.com.au/blog/food-wine/the-greatest-food-networking-group

Tout est mis en œuvre pour vous faciliter les contacts. La cuisine est partagée donc selon que vous soyez solitaire ou ayez l’envie de partager avec d’autres cuistots, vous pouvez choisir les horaires aux aurores ou pour plus de contacts le matin.

Mais le réseau se construit aussi grâce à Co-oking, l’équipe n’est pas en reste quant il s’agit de venir  à la rencontre d’un nouveau venu ou de proposer quelqu’un de motivé pour un projet commun. Ils n’hésiteront pas à vous présenter différents acteurs lors de leurs meet-up ou à parler de leurs partenaires et ce à tous niveaux de la chaine alimentaire.

Se lancer dans un projet d’entreprise chez Co-oking c’est se donner de l’oxygène dans le projet: pas de cout fixe de départ, la possibilité d’avoir des contacts faciles, et avoir des personnes qui travaillent côte à côte et qui peuvent vous dépanner si vous avez oublié les graines de tournesol du jour.  Vous avez envie de monter un projet mais pas l’envie de travailler en équipe? Vous pourrez probablement monter un projet de valeur communes pour développer un partenariat flexible. Aujourd’hui, M. fondatrice d’une startup de pâtisseries délicieuses et vegan, m’expliquait qu’elle et une de ses co-cuistots productrice de soupe envisageaient un partenariat win-win de service qui contiendrait la soupe et le dessert.

DES IDEES

Tous les 3èmes jeudis du mois, Co-oking host un meet-up, une rencontre qui fédère les gens autour d’un sujet. Le sujet du jour, la certification Bio où comment découvrir les rouages du Bio alimentaire. Vous le saviez, vous, que c’était devenue une compétence européenne et que certifié vous pouviez vendre aussi bien en France qu’en Belgique?

Un meet-up, c’est la bonne idée du jour.

Un lieu de rencontre, où une partie des entrepreneurs de l’incubateur vous font découvrir leurs produits: au menu ce jour: le slow sugar de la petite parisienne , des biscuits croquants à la noisette de chez Boudine (je n’ai pas trouvé son site internet, dommage ils étaient top!), ou encore une quiche de chez Poppy.
Poppy, ce sont deux jeunes créatrices qui ont décidé de décliner une plante connue – ou moins connue –  de l’entrée au dessert.
La plante du jour ? Le Shiso rouge

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Donc pour 5€ vous rencontrez des gens avec qui vous partagez une passion, dégustez des produits artisanaux,  sirotez deux boissons ( aujourd’hui vous aviez le choix entre vin blanc, rouge ou trois All star du Brussel beer projet, la Babylone, Red my lips ou encore la grosse Bertha, ainsi que la pop up du moment  Night Drift – brassée en collaboration avec LAUGAR.  Vous voyez? Encore une collab 🙂 ), et profitez d’un petit exposé.

Les meet-ups chez co-oking c’est tous les 3ème jeudi du mois, je reviendrai.

Bref, une belle soirée.

Bref, Bruxelles ma belle, vit, se développe, co-crée, construit, et ça, c’est beau!

A bientot les foodies,

FF

 

 

Ps: sauf mention explicite, toutes les photos sont issues des sites web ou page facebook des acteurs pré-cités

 

Le champignon de Bruxelles : une vue différente de la culture

# Souvenir

Il y a quelques temps, Mr Meerkat et moi avons décidé d’aller visiter une des nouvelles champignonnière de Bruxelles, ou peut-être devrais-je dire une champignobière.
Hé oui, l’originalité du projet, en plus de faire de l’agriculture urbaine au cœur des abattoirs d’Anderlecht, c’est de faire de l’économie circulaire et donc de créer à base de restes, en l’occurrence des drêches.

 

L’économie circulaire

coopcirculaire

Image : https://www.lechampignondebruxelles.be/cooperative/

Ce ne sont pas les seuls à Bruxelles à faire de l’économie circulaire locale, on pense notamment à Permafungi qui cultive des pleurotes sur base de marc de café des Exkis locaux , au Brusselsbeerproject qui recycle du pain rassis afin de produire sa bière Babylone, Life is wonderpoule qui incite à remettre les poules dans nos ménages afin de diminuer les déchets et des produire: des œufs…  Bruxelles capitale soutient le développement de ce type de projet et a notamment créé www.circularprojects.brussels comme plateforme de soutien et d’appel à projets.

 

Le champignon de Bruxelles

Donc ce champignon de Bruxelles qu’est ce que c’est? Il s’agit en fait de Shiitake*, un champignon d’origine asiatique qui se déguste aussi bien cru que cuit. Vieux de plus de 2000 ans il se développe naturellement sur du bois en décomposition. Ce champignon

fort goûtu présente de nombreux avantages d’un point de vue nutritionnel: son principal composant est le lentinane. Il est une excellente source de cuivre, vitamine B5 et même de vitamine D* dont une bonne partie des belges manque.

La visite de la champignonnière

Trouver l’entrée relève du jeu de piste, d’ailleurs à notre arrivée, trois autres duos sont en ligne avec les organisateurs pour se retrouver dans le dédale du marché des abattoirs. On se sent tout de suite bienvenu et on a presque l’impression de retrouver un pote tellement l’accueil est agréable. Vu le décalage des arrivées, la visite commence avec une bonne demi-heure de retard dans la bonne humeur. Si vous souhaitez visiter, pensez donc à prévoir de la marge le temps de trouver l’entrée, et pour ne pas manquer la fin de la visite.

On commence par une superbe vidéo sur les champignons dans tous leurs états commentée par le guide, un peu dans le style de :

L’antre du Champignon de Bxl s’ouvre à nous, c’est toujours sympa de redécouvrir les caves de Cureghem et la prochaine étape est un petit jeu pour introduire l’économie circulaire, puis on se tourne vers un dessin lacunaire pour s’assurer de comprendre la morphologie d’un champignon.

On passe alors à la visite proprement dite, ne vous attendez pas à marcher des masses, quelques mètres à peine séparent les différentes installations et il faut avouer que cela parait rudimentaire.IMG_5241

Toute la magie réside dans les conditions et dans le renouvellement du champignon. Sur cette dernière étape le biologiste de l’équipe travaille encore dur afin de réussir à auto-gérer cette ressource.  Afin de s’assurer que chaque étape est scrupuleusement respectée celles-ci sont affichées et accompagnées d’un QR code.

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A noter, la dimension humaine du projet qui propose régulièrement à des personnes non qualifiées du travail.

L’équipe a décidément bien réfléchi au côté inclusif et didactique, on passe maintenant à une activité collective surprise – que je ne gâcherai pas –  et qui nous délivre un petit cadeau.

Pour clôturer en beauté, on déguste une poêlée  de shiitakés déglacés au saké. Pour les non-végétariens, ils proposent de saupoudrer de flocons de poisson séchés: intéressant mais je me contenterai de la version végé.

En résumé, j’ai passé une excellente après-midi, la visite est simple et conviviale, le guide très abordable et on découvre une autre facette de l’agriculture urbaine. Je recommande!

Attention, c’est sur réservation ; -)

Bonne visite,

FF

 

*Ps: ils ont récemment commencé à produire  2 autres champignons qui feront peut-être l’objet d’un futur article. 

*Takamura K, Hoshino H. Determination of vitamin D2 in shiitake mushroom (Lentinus edodes) by high-performance liquid chromatography. Journal of Chromatography 1991

Il faut bien commencer …

Ca fait quelques années que l’idée me trotte dans l’esprit, l’art culinaire a toujours été une histoire de partage et dans ce contexte publier mon avis sur des moments gustatifs me semble une bonne idée. J’ai longtemps reculé l’échéance, me trouvant plein d’excuses: « je ne sais pas écrire »,  « cela n’intéresse personne », « je n’ai pas envie de faire de photos de nourriture », … mais aujourd’hui je saute le pas. Je prends un risque: celui de partager publiquement mes opinions personnelles. Notez, cela reste des opinions ni plus ni moins, et pas toujours éclairées qui plus est vu que je ne travaille absolument pas dans l’horeca.

Ce blog a pour vocation, actuellement, de partager des bons plans, je l’imagine scindé en 3 sections :

  • Restos et autres lieux de débauche pour papilles
  • Origine : l’occasion de découvrir l’origine d’un aliment, quelques faits clés ou des producteurs
  • Recettes: partager quelques coups de coeur. Ce journal n’a pas pour ambition de devenir un livre de cuisine à court terme, je n’ai donc pas l’intention de partager ce que je déguste au quotidien, cette rubrique sera probablement la plus courte

Bien que le medium choisi soit celui d’un blog, je n’ai pas spécialement envie de partager mes états d’âme, mon objectif reste la possibilité de trouver facilement un lieu où déguster un bon moment entre amis, en amoureux ou en famille selon des critères précis.

Il me semble que tenir le blog a une fréquence régulière est plus important que la qualité de l’écriture et que si je veux mener ce projet à bien, il est plus crucial de se focaliser sur le fond que sur la forme. Avec un peu de chance, la prose s’améliorera avec le temps, si pas toutes mes excuses pour vos chastes yeux.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à me lire que moi de coucher ces mots et surtout à déguster les bons plans recommandés.

Je terminerai cette première note par une citation de Théodore Zeldin : « La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur »

 

A bientot,

FF