Le repère des amateurs de viande: le Colonel

Partis entre copains pour une noble cause, ou en tous cas pour fêter un anniversaire, nous voici direction l’un des meilleurs restos viandes de Bruxelles. Végétariens, abstenez-vous ce lieu n’est pas fait pour vous. D’ailleurs si vous avez une bonne recommandation pour un restaurant gastronomique végé, je suis preneuse.

Quatre larrons en route pour le Colonel, ce restaurant à l’ambiance post industrielle où l’on est accueilli avec un comptoir boucherie, une brigade impressionnante de serveurs et une belle liste de cocktails. Quatre larrons prêt à challenger la taille de leur estomac et la profondeur de leur portefeuille. Quatre larrons satisfaits, régalés et contents d’avoir passé un excellent moment.

Le colonel est un restaurant fondu de viande et qui s’assume comme tel, d’ailleurs en général vous n’y trouverez pas de plat sans viande. Branché, plein de jeunes cadres dynamiques prêts à faire chauffer leur visa gold, on y retrouve tous les cocktails à la mode et pour les accompagner pourquoi ne pas commencer par une planchette de dégustation. Selon moi, deux valent spécialement le détour : la planche gourmande: Saucisson d’Aveyron, rillettes d’oie, terrine aux trois foies, simple mais parfaite pour mettre dans l’ambiance et que tout le monde ait l’impression de prendre l’apéro, ou le must: la planche de viandes affinées: Simmental, Holstein, Rubia Gallega : idéal pour comparer les différences et comprendre l’objet du lieu.IMG_8866[1]

Pour suivre, plusieurs entrées s’offrent à vous et la majorité sont très sympathiques. L’Os à moelle vaut vraiment la peine mais ils demandent 15 minutes d’attente et personnellement j’ai une préférence pour le trio de Viva ‘m’boma. Le foie gras aussi est sympa mais en général je préfère me réserver et ne pas prendre d’entrée pour me concentrer sur le plat.

Au niveau des plats, un choix fondamental vous revient: un plat « classique » ou passer à la boucherie. Si les plats sont vraiment bons, c’est la boucherie qui rend ce lieu singulier. Et là, tout dépend de l’arrivage du jour, entre Wagyu, Limousine, …, ou ma préférée Rubia Gallega le choix est toujours difficile. Heureusement les morceaux de tailles différentes pourront vous aiguiller en fonction du nombre de convives prêts à partager leur repas avec vous.  Le prix de la viande dépend du morceau choisi et du poids mais attendez vous à environ 70€ pour deux personnes…Il faut compter une bonne demi heure entre le choix de la viande et la dégustation. En effet, le colonel est fier de pratiquer une cuisson dans un four nommé Josper et de laisser la viande reposer avant de vous la servir accompagnée de petits légumes très variés et de frites cuites dans la graisse de bœuf  *comme quand j’étais petite*.

IMG_8867[1]

Si après le presque kilo de viande vous avez encore faim, pourquoi ne pas goûter un de leurs deux desserts signatures. Sans surprise un colonel (sorbet citron vodka) – bon mais classique, ou leur Snickers déstructuré: excellent (candidat pour le diabète ^^ ) si vous aimez la cacahuète.

IMG_8868[1]

Bref, si vous n’avez jamais goûté de viande maturée et que vous êtes tentés, le colonel est le restaurant qu’il vous faut.  Attention, le soir: réservation vivement conseillée, le lieu est trendy et dans le quartier de Louise.

 

A bientôt pour de nouvelles découvertes,

WM

 

 

Publicités

Coup de cœur : Le Stirwen <3

Quand on commence un blog sur des restaurants, on ne sait pas toujours comment choisir ses articles. Bien sur il y a les restos coup de cœur où l’on rêve de retourner, mais à priori ce n’est pas spécialement ceux où l’on va souvent, il y a les restos qu’on fréquente régulièrement de part leur localisation et chouette rapport qualité prix, il y a les restos qui nous marquent – ceux que je découvre à l’étranger pour ne pas oublier d’y retourner si je revisite le coin,…
Au final, je me rends compte que pour l’instant, j’ai très peu parlé de mes grands coups de cœur, ces restos où lorsqu’on les évoque on est quasi sur de provoquer un sourire sur mon visage. C’est le moment de pallier à ceci, je vous propose deux articles coup de cœur à venir.

Il y a quelques années, Mr Meerkat se met en quête de m’emmener dans un restaurant haut de gamme que je ne connais pas, mais vu qu’il s’y prend un chouia à la bourre, la plupart de ceux dont il a entendu parlé sont pleins. Plein de ressources, le voilà donc à la recherche sur le grand N’internet de la perle rare afin de ne pas me décevoir vu qu’il m’avait déjà annoncé la couleur de la soirée. Voilà comment il dénicha ce qui depuis ces années reste un de mes endroits préférés de Bruxelles.

Je ne comprends pas pourquoi, à l’inverse de beaucoup de lieux dans la même gamme de prix il a toujours été facile pour nous d’y réserver dernière minute mais ce n’est surement pas moi qui vais m’en plaindre. Il faut dire que l’on peut y recevoir quelques couverts et que le fait d’avoir une salle à l’étage aide bien.

En soi, le restaurant est très classique, un haut lieu bourgeois tel qu’on peut l’imaginer avec des tons sobres, feutrés, où rien ne dépasse, le genre de lieux où on ne s’imagine pas débarquer en jeans pull à capuche. Je fais partie de ces gens qui vivent l’instant présent différemment en fonction de comment je m’y suis préparée et j’aime donc me parer de beaux atours lorsque je sais que je vais déguster des mets fins, mais si comme moi ca vous arrive d’y aller à l’improviste, pas de souci pour vous présenter en tenue décontractée vous y serez tout aussi bien accueilli. Et cela, je l’apprécie aussi! Ici on est reçu comme des princes, que l’on soit habillé comme un manant ou un bourgeois.

Ce n’est pas facile de parler d’un coup de cœur, on a peur de ne pas trouver les mots qui rendront hommage au lieu, que le ton sonne faux si on est trop élogieux ou au contraire que l’on soit trop creux.  Et si d’autres étaient déçus car on aurait aidé à placer les attentes trop hauts? Mais il est vrai que le Stirwen fait partie de ceux où la qualité est quotidiennement au rendez-vous ce qui fait qu’à priori je ne peux imaginer que l’on soit déçu pour autant qu’on ait l’habitude mettre ce type de budget dans une soirée gastro, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Une soirée où je conseille le menu à 80€ hors boissons.

Finalement au fur et à mesure des années, j’ai goûté un certains nombres de leurs mets, ce qui me conforte dans le fait qu’il s’agisse d’un grand restaurant, si bien sur j’ai eu des préférences sur certaines compositions par rapport à d’autres, je ne me souviens pas avoir mangé du bout des lèvres un plat, ni même refilé la majorité d’une assiette à une autre personne de la tablée. Et à l’exception des crevettes grises que j’ai toujours évité (je n’aime VRAIMENT pas cela), même les plats contenant des ingrédients qui à priori m’inspirent du rejet, m’ont convaincus sur place soit en les trouvant agréable sans plus soit carrément en les trouvant intéressant ou d’une qualité supérieure.

Il n’est pas rare de me surprendre surfer sur leur site internet afin de connaitre leurs ingrédients phares du moment , ce qui me permet de me mettre en jambe avant d’y aller, de me donner l’eau à la bouche ou simplement de découvrir de nouveaux composants de cuisine jusqu’ici inconnus pour moi comme par exemple La grouse d’Ecosse, un oiseau sauvage ne pouvant être cultivé , un gibier qu’il me tarde de goûter.

Revenons en à nos moutons, lors de notre dernière visite inopinée, Mr Beard, Mr Meerkat et moi-même avons eu le plaisir de déguster une myriade de délices.

Après de chouettes mises en bouche, on attaque les choses sérieuses. N’ayant pas très faim, je me suis contentée d’entrée plat là où les hommes attaquaient un menu 4 services (60€), et tous nous étions ravis de notre choix. Il faut avouer que c’est difficile de regretter des huitres chaudes gratinées au sabayon au champagne…L’iode se mariait avec merveille au côté plus gras du sabayon,un vrai délice.

Pendant ce temps, les hommes dégustaient un saumon à la fois tendre et charnu, si je me souviens bien au pamplemousse et fenouil.

Ce que j’aime aussi au Stirwen c’est que le plat évolue devant vous, comme cette entrée au bar des hommes, qui arrive sans sauce et est déjà belle en soi, mais change radicalement de look lorsque le serveur vient y ajouter la sauce.

La suite nous ravit aussi puisque leurs ris de veau sont toujours une tuerie. Doré à souhait, accompagnés de champignon, que peut-on rêver de mieux?

Les desserts sont généralement un des points forts du Stirwen, même si je dois avouer ne pas être la bonne personne pour comparer, n’étant généralement pas fan de délices sucrés je compare peu. Je trouve par contre intéressant qu’ils osent régulièrement des associations différentes, lors de notre visite précédente le dessert était à la Rochefort 10 par exemple. Ici, les garçons goutaient plutôt une déclinaison autour du chocolat, somme toute classique mais où les saveurs de cacao explosaient en bouche, quel plaisir.

IMG_8558

Sur cette note sucrée, je vous souhaite une excellente journée, et espère sincèrement vous avoir donné envie de vous déplacer place Jourdan pour aller découvrir ce super coup de cœur qu’est le Stirwen.

 

 

 

#Concours: Le Genco, l’italien du Sablon

Hé, bonjour vous,

Vous l’aviez peut-être vu il y a quelques temps j’avais organisé un concours-rencontre, et la gagnante Lindsay vht avait choisi de goûter le Palo Alto Gin & Food. Mais la vie est ainsi faite qu’il faut des fois adapter le plan de départ, c’est comme cela que du Gin&Food nous sommes arrivées chez Genco.

Je ne sais pas ce qu’il en était pour Lindsay, mais autant vous le dire tout de suite, personnellement j’ai passé un excellent moment, et cela m’a donné envie de faire des concours plus souvent. Les intéressés, intéressées, n’hésitez pas à suivre les annonces Facebook, ca se passe ici.

Comment sommes-nous passées de Palo Alto au Genco? C’est assez simple, combiner nos agendas était en soi un premier défi, mais une fois le moment fixé, nous avons compris que le premier n’était pas ouvert le samedi midi, le second par contre l’était.

Plusieurs personnes m’avaient recommandées ce restaurant, me vantant un resto typique italien sans tomber dans le classique pizza/pâtes. On m’en avait dit qu’il s’agissait plutôt d’un resto simple mais ++.
En résumé, je suis assez d’accord avec ce constat mais j’aimerai le nuancer.

Quand je pense Italie, en général je pense aliments savoureux, plats simples mais fins, je pense en vrac aubergine, mozzarella, stracciatella, truffes, scarmoza, salciccia, artichauts, Saltimbocca,…. Et pas de doute, ici tout était présent. On était peut-être pas dans l’Italie dite classique (entendez pizza/pâtes) mais on était bien dans les ingrédients et plats signatures de l’Italie.

Quand je pense Italie, je pense aussi à bon rapport qualité prix, les italiens ont l’art de créer des plats ultra goutus mais qui par leur simplicité permettent des prix abordables, et si une bonne partie des restos italien que je connais pourraient rivaliser avec les français, ils n’ont pas tendance à rechercher le prix de la nouvelle cuisine.
Ici, c’est différent.  Bien sur, il y a la localisation qui joue, être au Sablon à proximité de Marcolini implique surement des loyers élevés, probablement une clientèle qui a les moyens et qui a envie de mettre du budget dans ses repas, c’est peut-être « select » vu le petit nombre de couverts et un samedi midi, il y a du personnel en salle…. Mais quand même, j’ai vraiment eu l’impression qu’on me servait des ingrédients de premier choix, mais j’aurai aimé payer 20% de moins comme on peut l’avoir dans d’autres italiens de la capitale.

Enfin, quand je pense Italie, je pense chaleureux, et si je n’ai absolument rien à redire sur le service, chaleureux n’est pas le mot qui me vient à l’esprit pour les décrire, mais là c’est vraiment juste une impression fugace.

Dans un décor, carrelage, portes, bois, (j’avoue, j’ai pas tout compris), vous trouverez en plus d’une carte correcte, un tableau de suggestions. La carte est à des prix raisonnables, les suggestions sont plus « volontaristes ».

Alors, cette nourriture?

Ce qui est sympa, c’est que d’emblée on reçoit une mise en bouche, et comme je ne fais pas trop souvent de lentilles,  ca fait plaisir. Après comme on se disait Lindsay & moi, elles sont bonnes, mais c’est surtout qu’elles sont bien présentées, à la maison sur une simple assiette, tout de suite cela susciterait moins d’enthousiasme.

genco1

Lindsay et moi avons craqué en entrée pour la stracciatella aux truffes, et il faut dire qu’elle était non seulement bien fraiche, simplement mais délicatement aromatisée, et qu’ils ne sont pas avares en carpaccio de truffes au dessus. Allez, je chipote vraiment mais pour vous dire le fond de ma pensée, j’ai déjà gouté des champignons avec un gout plus marqué. Ceci dit, perso j’ai  vraiment adoré. Et je pense que ma compagne de dégustation a aussi apprécié son premier fromage filé , son remplissage de Burrata.
Je ne sais pas si cela valait 24,5€ mais j’ai vraiment envie de déjà en remanger.genco2

Pour le plat de résistance, nous avons divergé toutes les deux, là où j’optais pour un traditionnel piccata, ben oui aux cèpes et truffe noire, je ne pouvais pas résister. Je vous ai déjà dit que j’étais fan de champignons? :D. Verdict? Miam! Miam! Miam! Des légumes croquants cuits exactement comme je les aime, et une portion généreuse qui plus est, des carottes aux mange-tout en passant par le brocoli, c’est très sympa.
Une sauce généreuse et gourmande, j’aurai bien léché l’assiette, des cèpes fondants et ca faisait longtemps que je n’en avais plus mangé de pareil.  La viande était bonne, mais j’avoue qu’elle était tellement noyée sous cette superbe sauce que je peux confirmer que j’aimais la texture mais beaucoup moins quel goût elle avait.  Par contre, vu la qualité générale, je n’ai pas vraiment de doute sur le fait qu’elle devait être bonne.

genco 3

Parallèlement, Lindsay se lançait à gouter les gnocchis. C’est drôle des gnocchis qui ne sont pas en petite boule, non? Enfin, toujours est-il que Miss parlait beaucoup moins pendant cette partie du repas, j’en déduis qu’elle a du trouver cela bon.

genco 4

Et pour clôturer, un immanquable tiramisu

genco 5

Dus voilà, quelques heures pour rencontrer une super lectrice (et même recevoir un charmant cadeau), discuter à bâtons rompus, manger extrêmement bien, apprendre de nouveaux conseils photos (vous ne trouvez pas qu’il y en a de plus belles que d’habitude? Merci Lindsay), ca donne envie de recommencer!

Et le genco dans tout ca? Un sympathique resto à la nourriture de qualité, au service sans souci, pas bon marché mais bon peut-on le blâmer en étant au sablon?  L’endroit est cosy, intimiste donc plutôt à faire en amoureux, ou en très petit groupe d’amis (je n’irais pas à plus de 4).
Niveau timing, on a mangé en 2 heures pour mise en bouche, entrée, plat, dessert, peut-être un peu long pour un lunch avec des collègues, mais ils savaient aussi qu’on était samedi et puis c’est la contrepartie de repas frais 🙂

Buon appetito!

 

Bonus voyage: Souvenirs d’Oslo

Je ne sais pas si vous avez aimé lire le triptyque voyage: Madère, Edimbourg, Londres  mais une chose est sure j’ai aimé l’écrire, revivre ces moments précieux entre amies, et en famille. Mais je ressens comme une pointe d’amertume maintenant que c’est fini, or l’amertume je l’aime dans le chocolat, les chicons ou les bières sinon, je trouve cela surfait. Parler de découvertes culinaires à l’étranger sans vous parler d’Oslo, semble avoir cet effet.

Pourquoi ais-je envie de vous parler d’Oslo? Peut-être parce qu’il s’agissait d’un voyage en amoureux super romantique. Ou peut-être parce que nous avons tous les deux adoré la ville, trouvé les gens sympathiques, et mangé super bien dans tous les endroits où nous avons été? Quoi qu’il en soit, je ne l’avais pas fait car cela remonte au mois de mai 2017, et que j’évite d’écrire des articles sur des restaurants goûtés il y a plusieurs mois de peur d’être  plus biaisée que personnelle.

Alors en bonus du triptyque, je vous propose quelques souvenirs culinaires de voyage.
Avant de vous mettre l’eau à la bouche, soyez au fait des points suivants:
Il est possible d’avoir du soleil/ciel bleu (nous n’avons quasi eu que cela) mais la Norvège est plutôt réputée pour la pluie et le froid.
La vie sur place est chère, il ne s’agit pas d’un city trip budget mais bien d’un city trip plaisir.
La monnaie locale est la couronne, pas vraiment de possibilité de payer en €, par contre tout peut se payer par carte (même la grande roue! ou les foodtrucks/baraques à frites), nous n’avons pas une seule fois retiré d’espèces.
L’alcool est TRÈS cher, qu’il s’agisse de bières au supermarché, ou dans un bar, qu’on parle d’alcool fort ou de vin. D’ailleurs, dans la majorité des restos, le menu vin compris est le double du prix du menu sans vin. Vous voilà prévenus, c’est le bon endroit pour reposer vos foies.
Ceci étant dit: Vive Oslo! Et ses bons restos!

En petit repas rapide , je citerai deux lieux: 

Le premier est une pizzeria : Villa Paradiso dans Grünerlokka bien meilleure que celle située dans le centre, même si on a passé un agréable moment chez Olivia.  Elle proposait notamment une pizza à la salsicia et aux épinards frais qui était une véritable tuerie. Un endroit sans prétention, dont le décor n’a pas été vraiment travaillé mais qui a une petite terrasse devant une placette, donc pourquoi pas s’y poser.

Vous préférez être « là où ca se passe », the place to be semble (en partie) être sur les quais. Tous les quais se sont reconvertis en une longue avenue de restos pour tous les styles, et tous les budgets. De la vue sur la marina, au resto « flottant », du burger à l’asiatique, de Jamie’s au TGIF. Bref, vous ne pouvez pas vous tromper, si vous avez faim et ne savez pas où aller.  Psst: c’est valable dès le petit dej si vous allez par exemple au Albert bistro
Nous en avons goûté quelques uns et ma préférence va pour ASIA. Le midi vous y trouverez de rapides lunch, à prix très raisonnable pour la Norvège (oui, partez avec le portefeuille garni, il s’agit du pays que j’ai visité à date où la vie est la plus chère). N’hésitez pas à craquer pour les bentos qui sont d’excellents rapports qualité-prix, mais les plats plus classiques sont tout aussi bons. Le menu est très varié, je pense que tout le monde peut y trouver quelque chose pour lui plaire.
Photo of Asia - Oslo, Norway. Bento Box, great value for money :)

Anca. E. Yelper. Photo Mars 2016

Le bonus? Ils ont une très chouette carte de boissons, avec une carte de bières assez variée. Le soir, pensez à réserver, les jeunes semblent s’y retrouver pour leur pré-soirées, et sont déjà en mode sortie. Ou peut-être est-ce lié au fait qu’un DJ prend place, et qu’on profite de bon son au rythme des plats et des bières.

Et moi, je craque pour la collab Austmann- BBP: La shaman, version norvégienne – un imperial stout avec des notes de chocolat et piment.

img_27821.jpg

Ou pour budget plus soutenu… 

Tombés par hasard sur cette petite pépite juste parce qu’on cherchait désespérément une terrasse avec deux places de libre, au détour d’une arcade, à l’intérieur de bâtiments, se dressait celle-ci. Et pourtant cela ne payait pas de mine : entre Bislett Kebab et Miss gin.
thorvald
Copyright Google maps. Mai 2017

D’une terrasse, ou plutôt lieu de dégustation vu leur fabuleux bar (amateurs de whiskys, c’est pour vous!), nous avons compris que celui-ci était la pointe de l’iceberg, et que nous pouvions prolonger le plaisir par le restaurant qui se trouvait à l’intérieur (qui a aussi une entrée avec pignon sur rue). C’est ça aussi voyager, faire des découvertes totalement inattendues et pourtant tellement géniales.
Je ne sais pas si c’est l’apéro, l’ambiance, la déco qui nous parlait particulièrement (entre batman à table, les murs de briques apparentes, les citations « If you don’t eat you die! ») mais nous avons passé un moment exquis. Nous n’avions pas d’attente envers ce resto et nous n’en avons retiré que du positif. Un service au timing parfait. Une carte de vins variées (même si conformément à la Norvège – aucun à un prix sympa). Des plats à la fois originaux et pourtant bien orchestrés, petits mais franchement, on termine sans avoir faim. Niveau budget, le menu 7 services tourne aux alentours de 90€ hors boissons.  Bon par contre, pas vraiment de menu végé et encore moins vegan.

Bref, nous avons adoré KAMAI et eu depuis plusieurs fois envie d’y retourner. Dommage qu’Oslo ne soit pas la porte d’à côté (et que nous n’ayons pas gagné à l’Euro millions).

Enfin, le fin du fin, c’était le FJORD!

Photo extraite du site web.

Le plus premium de notre voyage, le plus sélectif aussi, un restaurant spécialisé sur les produits de la mer. D’ailleurs, en apéro pour accompagner votre poison on vous propose une mini bourriche d’huîtres (à payer en plus du menu).
Il est classé dans le TOP 10 des restaurants d’Oslo selon plusieurs listes, et il est certain que sur notre échelle à nous aussi il est en haut de celle-ci. D’ailleurs, si vous aimez mettre un peu de budget (comptez 70€ Hors huîtres, hors boisson le menu 6 services), c’est ZE resto qu’on vous recommande sur Oslo. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas très branchée poisson mais là, avec les petits twists proposés, j’y retournerai très très volontiers. Je ne vous en dis pas plus, je préfère que vous alliez le goûter.

Voilàààà, j’espère que ce petit bonus vous a donné envie d’aller manger à Oslo et qu’il clôturait sympathiquement le triptyque voyages.

Et pour ceux à qui cela a donné faim: Bon app!

 

London calling : Cây tree

Il y a quelques semaines, je rendais visite à une de mes amies expat Miss Pink, avec Miss Sweet. Londres n’est-il pas la destination idéale pour clôturer notre premier triptyque voyage? Beaucoup plus proche que Madère,  et pas besoin de prendre l’avion comme pour Édimbourg , Londres se trouve à un jet de pierres de Bruxelles ou plutôt devrais-je dire un Eurostar. Ne confondez pas avec le Thalys, les contrôles préalables sont plus longs et le check-in ferme plus tôt, sinon vous risquez quelques mésaventures comme moi, mais ce n’est pas le sujet de cet article.

Nous avions prévu pour notre arrivée d’aller fêter celle-ci avec un barbecue Coréen, Gogi et pour être très franche avec vous je comptais en faire l’article de ce blog. Je n’écris pas sur tous les restaurants où je mange afin de garder du fun dans les dégustations. Mais j’aimerai conserver la ligne éditoriale de ce blog qui a pour ambition de vous conseiller des restos plutôt que de détériorer la réputation de ceux-ci, et je n’ai pas été particulièrement convaincue par ce dernier et si vous souhaitez mon avis succinct, rendez-vous ici.

La bonne découverte culinaire du week-end a été choisie sur base d’internet, j’avais terriblement envie de pho, vous savez ces soupes-repas vietnamiennes, et Cây tree était recommandé dans le TOP10 des Phos à Londres. Nous voilà donc embarquées pour un trip dans Soho, à la recherche de cette petite perle.  Premier conseil: réservez! Nous n’étions manifestement pas les seules à avoir compris qu’il s’agissait d’un chouette lieu car celui-ci était non seulement plein mais la file d’attente était assez longue, nous avons donc réservé pour un service plus tard. Pas de panique, il ne s’agit pas de ces restos où dès votre plat avalé on vous pousse vers la sortie afin d’optimiser le nombre de services, mais le lieu reste bruyant et il ne s’agit pas non plus d’un endroit où on resterait toute la fin de soirée à siroter tout le verger après son repas.

Deuxième conseil: venez l’esprit ouvert. J’étais tellement coincée sur l’idée de prendre un pho que je me suis retrouvée bien ennuyée quand j’ai vu cette carte aussi large qu’alléchante.

Troisième conseil: arrivez l’estomac vide. Le service est aimable et rapide donc si vous avez une idée de ce que vous souhaitez avaler, vous recevrez assez vite le met de votre choix et les portions ne sont pas petites.

Ci dessous le Pho signature, un pho à la fois épicé (pas très piquant) et subtil au bon goût de cacahuète bien prononcé. Si vous ne le précisez pas, seules des baguettes vous seront fournies. On y retrouve pas mal de viande, qui contient pas mal de graisse c’est vrai, mais est pleine de goût.img_7794-1.jpg

Leur pho classique est excellent pour goûter un premier Pho, très léger certain.e.s le qualifieront peut-être de trop neutre, mais en y prêtant attention une palette subtile de saveurs s’en dégage.

IMG_7793 (1)

Enfin, Miss Pink s’est essayée au Bun Bo Bué, la version épicée du Pho en provenance de Hué, l’ancienne capitale impériale. On y retrouvait à profusion du cake de crabe, absolument terrible selon elle, de la pâte de crevettes mais aussi du bœuf, ou de la citronnelle.IMG_7792

Quand on pense que ces portions coutent une quinzaine d’euros, on ne se sent vraiment pas volé.

Au niveau du service, rien à redire, le personnel est à l’écoute et prêt à nous aider sur la moindre demande. Le lieu est bruyant mais cela est du au nombre de couverts présents, la rançon de la gloire j’imagine. Enfin, ce que je trouve personnellement très bon signe, on y retrouve bon nombre d’asiatiques, peut-on en déduire que la cuisine ressemble à celle d’origine? Je n’oserai le signer mais peut-être bien 🙂

** Bonus London **

Vous êtes à Londres pour plusieurs jours? Vous avez faim et pas envie de manger asiatique? Si vous n’êtes pas regardant sur le budget, pourquoi pas aller faire un tour du côté de Notting Hill. En plus d’une charmante bourgade digne d’un film romantique à la Julia Roberts vous pourriez y découvrir: The Shed.

IMG_7768

Selon moi, The Shed est parfait pour les hipsters, décoré avec des objets de récup’, une dimension qui se veut circuit court (leur propre ferme) et écologique, du maison et de la cuisine soignée.
Si l’endroit revêt un certain charme, le fait qu’il y ait eu une panne d’électricité (et donc de chauffage) juste avant notre arrivée a jeté un froid (ahah!).  Heureusement ils ont de petites couvertures à disposition, mais n’oubliez pas que comme la majorité des endroits de Londres c’est encore du simple vitrage, on sent vite le vent.

D’un point de vue purement culinaire, j’ai apprécié l’expérience, une cuisine londonienne – avec une pointe d’international. Des mets variés avec des associations qui de mon point de vue continental semblaient osées (peut-être moins pour les habituées des Royaumes Unis) mais en tous les cas réussies. Des présentations qui donnaient envie de se lancer sur les plats. Bref c’était très bien.

Mais pourquoi n’ais-je donc pas choisi d’en faire le centre de l’article? Tout simplement car si j’ai apprécié la nourriture, la taille des « tapas » n’était – de mon point de vue – pas en ligne avec le prix, et nous avons du recommander pour assouvir notre faim, ce qui au final nous a amené à une note salée, près de 98£ (environ 110€) pour 3 personnes, sans vin , sans dessert avec une seule limonade par personne me semble un peu rude pour un lunch.

Ceci dit, j’en retiens beaucoup de positif: je referai chez moi des gnocchis au potiron, fromage frais et à l’oseille frite.

IMG_7769

Le fromage maison de chèvre doré au miel et aux amandes était excellent, mais l’excellente surprise du moment était la sole aux amandes, échalottes vin rouge était une tuerie.

Je retiendrai que si LA sainte jacques unique est très bonne avec son kimchi de chou fleur, cela relève plus de la mise en bouche offerte dans de nombreux restos que d’une entrée proprement dite.

Possibilité de manger Vegan, et il y a déjà pas mal d’offres végétariennes à la carte, c’est un plus 🙂

Excellent donc, mais pas le meilleur rapport qualité prix qu’il m’a été donné de découvrir. Ceci dit,  nous avons vu d’autres convives recevoir des plats bien plus grands, nous n’avons peut-être pas eu de chance sur les 8 que nous avons goûté et Miss Pink avait déjà profité de l’autre restaurant de la franchise – The Rabbit – qu’elle nous conseillait.

Peut-être que le mieux au final c’est de vous faire votre propre avis?

Bye bye, see you soon 🙂

Une visite du chateau d’Edimbourg? Après l’effort, le réconfort au Cannonball

Bonjour,

J’espère que vous êtes bien remis des fêtes et prêts à déguster les nouvelles surprises que le monde nous réserve. Vous êtes plutôt temps gris que ciel bleu, médiéval que méditerranéen, anglais que portugais, £ vs €, vol très court (<2h), vs vol moyen (<6h) alors plutôt que Madère (voir volet 1 du triptyque), préférez Édimbourg. Pour le deuxième volet de ce triptyque voyage, je vous propose de découvrir Cannonball de la famille Contini à Édimbourg.

Parties entre copines, découvrir cette jolie cité médiévale, ce joyau de l’Écosse nous a permis de papillonner dans quelques lieux gourmands, de l’échoppe de fudge artisanal (caramel mou) au gastropub The devil’s advocate , en passant par un excellent brunch  au Clarinda’s tea room, ou encore un repas facile à l’indien en face du théâtre. Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’une des trois enseignes de la famille Contini, celle située en haut de l’avenue Cannongate, contre le château d’Edimburgh.

J’aime ce décor chargé, aux superbes fauteuils confortables, boiseries qui semblent lourdes d’histoire,  lumières tamisées et ambiance feu de bois.

Cannonball Restaurant & Bar(1)

Nous cherchions un lieu gourmand pour nous réchauffer, et quoi de plus réconfortant qu’un traditionnel mac’n’cheese?

IMG_7083 (1)Le bon vieux macaroni au fromage ici existe en deux versions, traditionnelle au cheddar saupoudré de chou-fleur grillé ou la version premium « Lobster Thermidor macaroni cheese »  qui comme son nom l’indique intègre directement du homard frais écossais dans le nettement moins traditionnel macaroni. Celui-ci n’est donc plus agrémenté de cheddar mais de « Isle of Mull cheese » un fromage en provenance directe d’un fermier écossais.

IMG_7082 (1)

On compte 21£ pour la version premium vs 12£ pour le traditionnel, et si certes la version premium a petite touche très intéressante, on la trouve un peu chère pour le résultat.

Ayant entendu vanter les mérites de la poitrine de porc écossaise, je me suis laissée tenter parce dernier aromatisé au romarin. Comme la photo le laisse prédire, nous ne sommes pas dans de la fine gastronomie mais plutôt dans le plat en sauce qui réchauffe.

IMG_7081

Goûtue, elle se défait sans être filasse, l’extérieur a été caramélisé et ce cela apporte une nuance sympa. La purée quant à elle contient probablement une bonne motte de beurre, heureusement j’aime cela.  Les légumes sont croquants et on ne regrette pas qu’ils baignent dans la sauce même si un peu trop sucrée à mon goût.  Un très bon plat de brasserie, mais pour 18£ c’est plus la localisation touristique qui justifie son prix que l’exécution bien que bonne.

Une belle carte de whisky est disponible, le resto fournit de plus grandes salles ainsi qu’un fumoir dédié aux cigares si vous souhaitez la jouer Churchill avec votre tourbé.

A noter les prix mentionnés ci dessus sont les prix « lunch », le soir la carte change certains plats ne sont plus disponibles (cf macaronis), de nouveaux apparaissent et ceux qui y restent sont plus chers (ex: la poitrine de porc est à 20£ au lieu de 18£).

Une jolie brasserie, avec un très bon rapport localisation-qualité-prix. Si vous ne jouez pas les touristes par contre, c’est peut-être un chouia trop cher, mais pas de beaucoup.  Si je repasse devant je n’hésiterai pas à y remanger, mais je ne ferai pas le détour explicitement pour y aller.

 

Légende : 1 photo extraite du site internet du restaurant.

Ps 2: je mens un peu, il y a évidemment moyen d’avoir du ciel bleu aussi à Édimbourg, la preuve avec cette photo à la sortie du resto. IMG_7091

Vous êtes à Madère? Tentez Cris’s place

Cela fait quelques temps que je n’ai pas publié d’article, et pour bien commencer 2018 je vous souhaite une année pleine d’aventures et de chouettes dégustations culinaires, de moments plein de sourires et qui vous donnent l’occasion de sortir les bulles.
Et pourquoi pas, une année pleine de voyages?  Allez, je commence donc l’année par un triptyque spécial voyage, Madère, Édimbourg, Londres… Vous êtes prêts à embarquer?

A moins de 6 heures en avion de la Belgique, se trouve une petite île portugaise au ciel bleu éternel, aux gens souriants, entourée de l’océan Atlantique, découvrez l’île aux fleurs: Madère. Ici la nature a beaucoup de droit, ancien volcan, une collection impressionnante de fleurs dont tout une partie qui n’existe qu’ici dans le monde, et quand vous en avez assez de promener, c’est l’occasion d’aller découvrir quelles sont leurs petites pépites culinaires. Actuellement il n’y a qu’un restaurant étoilé (**) sur l’île, « Il gallo d’oro » (la poule d’or j’imagine?), malheureusement le dress code est assez strict et nous n’avions pas emporté le nécessaire dans les valises. On décide alors de sortir des sentiers totalement touristiques et de chercher un restaurant où la nourriture est recherchée mais l’ambiance décontractée et c’est là que nous découvrons Cris’s place.

Un petit restaurant cosy, avec un joli aquarium au centre, au personnel souriant nous ouvre ses portes. Nous préférons rester en terrasse pour profiter du beau temps et vu qu’il est clément le repas restera chaud. Nous sommes ici face à une cuisine portugaise que je qualifierai d’internationale, tout est pensé pour que le touriste aussi passe un bon moment. La carte est disponible en portugais, anglais, allemand et français. Les serveurs ont un excellent niveau d’anglais et se coupent en 4 pour vous satisfaire sans être obséquieux.

Une formule menu 3 services à 37,5€ est disponible et selon internet il s’agit d’un excellent rapport qualité-prix, mais nous avons préféré tenter le service à la carte. Ici pas de chichi, pas de mise en bouche ou chips, et si vous souhaitez du pain c’est en extra mais il est délicieux (avec ou sans raisin au choix) et servi avec une huile d’excellente qualité, du beurre et un fromage frais aux fraises (curieux mais intéressant comme goût). chrisentree1

Mr Meerkat trouvait qu’étant sur une île il serait dommage de ne pas tenter les gambas,  et je dois avouer que voyant arriver celle-ci : je ne pouvais que lui donner raison. Selon ses dire les gambas étaient extrêmement juteuses et bien grillées, et l’assortiment de sauces: mangue, fruits rouges, avocat donnaient au tout une onctuosité et une palette de goûts très variée et colorée.

J’ai longuement hésité à prendre aussi une entrée sur la thématique de l’océan, mais j’ai craqué pour le foie gras car il était au chocolat et il n’y a rien à faire, je suis faible devant ce grand dieu noir ;-). Je m’attendais à un simple pâté accompagné de quelques graines de cacao concassé, j’ai donc été agréablement surprise en recevant un foie poêlé, d’une cuisson parfaitement exécutée sur une crème de chocolat amère et dont le côté sucré venait des  sauces mangues, fruits rouge ou de la poire au vin. chrisentree2

Le choix pour la suite n’était pas aisé, la carte promettant plusieurs possibilités alléchantes, du risotto d’asperges au poulpe grillé en passant par du poulet fumé ou encore de l’agneau cuit à basse température, j’avoue que nous avions du mal à nous décider.  Mr Meerkat a opté pour un risotto au canard, un peu moins raffiné que le visuel ne le laisse supposer mais un goût qui reste exquis, et des proportions qui permettent largement de sortir sans avoir faim, le risotto est onctueux, bref c’était Miam!

chrispla1

Personnellement je suis partie sur les joues de porc braisées accompagnées de purée de pomme de terre locales.  Un excellent plat de brasserie, avec une visualisation restaurant, plus subtil qu’il n’en a l’air : les joues avaient été préalablement braisées avant d’être mises en sauce, un régal, à la fois croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur.

chrisplat2

Trouvant les assiettes joliment décorées, et intriguée par le « sel bleu », je n’ai pu m’empêcher de demander  ce que c’était, je ne suis pas convaincue d’avoir compris la réponse – du sel de chou fleur – je crois avoir eu le coup du lost in translation.  Par contre, pas moyen de l’acheter tout fait, toutes les petites sauces et sels décoratifs sont faits maison par le chef: aussi bien celui au bacon, qu’à la tomate. La serveuse a poussé l’amabilité jusqu’à m’amener une assiette des différents sels pour me montrer les différences entre eux et m’expliquer comment ils les utilisaient. Je ne saurais jamais comment un chou fleur produit du sel bleu, mais qu’est-ce que je trouve cela agréable quelqu’un qui essaye de répondre de manière complète et non expéditive à une question.  IMG_8462

Bref, j’ai vraiment aimé l’expérience et l’attention donnée aux détails, jusqu’à l’addition (<60€) servie dans un livre personnalisé, je recommande Cris’s place si vous séjournez à Madère, à proximité de Funchal.

IMG_8404

Voici qui clôture le premier volet du triptyque: et si on voyageait?

A bientôt pour une découverte sur Édimbourg 🙂

Mieux qu’à la cantine, le BeLunch cuisine devant vous votre déjeuner sur le pouce

Un midi, vous vous trouvez dans la région de Grand-bigard ou non loin de la gare de Berchem-Sainte-Agathe et vous avez oublié votre sandwich? Quelle chance! Vous voilà prêt à aller manger sur le pouce au BeLunch.

Quand on me dit Fastfood , j’entends souvent mal-bouffe. Ici, c’est tout le contraire. On est fiers de ce qu’on vous cuisine en vitesse.

A l’entrée, on retrouve une sandwicherie, classique mais délicieuse et le comptoir se prolonge en une cuisine ouverte où la cheffe est au fourneaux et vous prépare à la minute de quoi vous régaler promptement.  Il arrive que le service soit plus lent, mais de manière générale, si on précise dès le départ qu’on est pressé et que l’on suit les recommandations de repas, on peut très vite déguster un snack.

Deux options sont disponibles : la carte classique structurée entre salades (<17€), croques (<10€) , pâtes (<13€) et sandwichs (<10€), ou les plats du jour souvent un stoemp accompagné d’un pain de viande, ou un plat d’origine italienne.

Le lunch du jour est à 12,5€ et composé à la fois d’une soupe et du plat du jour. De quoi bien se caler pour l’après-midi tout en ingurgitant une bonne dose de légumes. Un excellent rapport qualité-prix.

En soi, tout est bon. Mais je trouve personnellement leurs salades vraiment agréables. Comme vous pouvez le voir, quand on a fini sa salade (accompagnée de pain), on est calé pour l’après-midi et personnellement ce que j’aime c’est que les ingrédients individuels ont du goût. Et franchement pour un snack, la présentation est ultra soignée.

Et pour ne rien gâcher, les serveuses sont agréables et ont le mot pour rire. Allez zou, on va manger une salade 🙂

img_6938.jpgIMG_6937

 

Comme un Echte Brusseleir, mangez à la brasserie de la gare

IMG_6939

Quand on pense à Bruxelles, on pense rarement à Berchem-Sainte-Agathe, et pourtant lové contre la gare, à deux pas du Basilix shopping center se trouve une petite perle d’antan. Une brasserie bien Brusseleir, où vous n’êtes ni flamand ni wallon mais bien belge, mais pas de panique si vous êtes étranger vous y serez aussi accueilli à bras ouverts.

Ne vous laissez pas avoir par le triste localisation et son environnement terne, il vaut mieux réserver. Le midi, l’endroit est généralement peuplé par les habitués ou les employés des entreprises avoisinantes qui viennent se délecter d’un traditionnel Américain frites ou du plat signature de l’enseigne : le feuilleté de poularde.

Il faut que je vous confesse que ce plat, j’en ai déjà mangé des dizaines tellement je l’apprécie. Ce n’est probablement pas la description que le chef en ferait mais pour moi il s’agit du meilleur vol au vent de Bruxelles. Onctueux, généreux, on y retrouve ces bouts de volaille qu’on avait fini par oublier à force de ne manger que du blanc. Accompagné d’une bonne portion de frites, le plat à tendance à appeler à la sieste. Et pourtant, on en reprend, on y revient pour ce feuilleté, tellement le mélange entre la sauce qui surplombe le feuilleté et celle dans laquelle nage le poulet se marie bien. Entendons-nous bien, nous ne sommes pas ici dans un restaurant étoilé, mais vraiment dans une excellente brasserie à la belge.

En soirée, pourquoi ne pas déguster un plat traditionnel? Un cabillaud royal sauce mousseline par exemple? En tous cas, si vous aimez les sabayons, ne ratez pas celui au champagne: une petite tuerie.

Au delà de la restauration en tant que tel, on peut apprécier l’endroit malgré sa mauvaise acoustique (le lieu est vraiment bruyant). Le bâtiment date du début 20ème et a été restauré en 1995, tout en conservant son charme typiquement Bruxellois. On retrouve de nombreuses fresques teintées d’humour belge et agrémentées de personnages de bande dessinées.  La décoration se retrouve jusque dans les set de table représentant une carte géographique dont chaque localisation est un mot typiquement Bruxellois, une vraie leçon de Zwanze 🙂

Le personnel est tellement sympa qu’on a presque l’impression de les connaître et ils n’hésitent pas à s’adapter en fonction de vos besoins.

Évidemment on y retrouve quelques bières classiques belges, mais on a aussi la chance d’y retrouver quelques perles de la Brasserie de la Seine, parfait pour compléter l’expérience Brusseleir jusqu’au bout.

N’hésitez pas à faire un petit détour par Berchem-sainte-agathe, le train est juste à côté, la Stib s’arrête à 2 pas, et vous êtes en face du Carrefour Hyper donc pas de problème de stationnement.  Et qui sait, on s’y croisera peut-être un jour, chacun à déguster cette fameuse poularde…

 

 

Un lunch sympa & équilibré? Rendez-vous au pain quotidien – Wemmel

IMG_6944

Pour ceux qui connaissent bien la franchise « Le Pain Quotidien », rien de nouveau dans cet article. Pour les autres, c’est l’occasion de découvrir une chaine de restauration très sympa et en ligne avec les nouvelles tendances de consommation.

J’ai découvert Le Pain Quotidien en arrivant à Bruxelles, quand j’étais étudiante, autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas compris l’engouement que cela générait. Je trouvais le concept trop bourgeois, les repas trop cher, ils n’avaient pas de coca cola (oh!) et surtout la dégustation ne m’avait pas convaincue. Quelques années plus tard, j’ai un revenu, je me suis embourgeoisée et surtout j’ai appris à déguster de nouvelles choses.

Depuis que j’apprécie l’houmous, les falafels, la grenade, le guacamole, la pâte de noix de cajous ou encore le quinoa, toutes ces choses que je ne connaissais pas dans mon enfance, j’adore le pain quot! J’y bois avec plaisir leurs limonades maison (tentez la framboise!) , je raffole de leurs bols, dès les beaux jours leurs salades me font frémir, bref: j’aime y aller et y retourner.

J’y vais pour l’ambiance zen décontractée : une très grande pièce lumineuse comme à Wemmel, le choix entre des tables à partager pour pouvoir ne pas manger seul si on le souhaite, des petits sofas avec tables basses ou des tables plus traditionnelles. Le tout dans un décor nature, aux couleurs claires et bois.

J’y lunche car les serveurs sont non seulement sympathiques mais comprennent que si on est en pause midi on a pas spécialement beaucoup de temps pour manger et le service rapide permet de fournir des plats de qualité à grande vitesse.

J’y retourne pour la qualité de la nourriture et son aspect délicieux aussi bien visuellement que gustativement.  Mais aussi pour la multitude de gens avec qui je peux y passer un moment, aussi bien les omnivores que les végétariens ou encore les vegan y trouveront du choix. Les sucrés fondront devant la carte des desserts (oui oui, aussi des végan)

Je le recommande car ils partagent des valeurs communes : ils défendent le savoir vivre ensemble, avec leurs tables partagées, le recyclage : comme leurs tables partagées dont le bois provient d’anciens trains belges, et parce qu’ici tradition rejoint plaisir et tendances. Cela fait 27 ans que cette enseigne belge se développe et je leur souhaite encore de longues et belles années devant eux.

 

Ps: celui de Wemmel est situé non loin d’un parking, a une belle terrasse, un personnel très sympa et l’intérieur est lumineux parfait pour embellir une journée.

Bon appétit.