Dynamo bar: portrait d’un passionné

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A deux semaines de son week-end Serbe je ne résiste pas à vous dresser le portrait d’un barman  pas tout à fait comme les autres.

Pour lui, la craftbeer ce n’est pas une tendance, c’est une passion. Ce brusseleir épicurien a lâché son job à la city pour créer le bar de ses rêves dans sa ville d’origine : Bruxelles.

Lui, c’est Greg, le patron du Dynamo Bar. Son bar, c’est sa vie.
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Avenant : passionnés de craft beer ou néophyte, tout le monde est le bienvenu au Dynamo. Et il n’est pas avare de conseil, il aura toujours une bière à vous faire découvrir qui correspondra à vos goûts.

Connecté: vous pouvez toujours savoir en avance ce qu’il y aura à la carte, il suffit de regarder sur Untappd. Sans surprise, on retrouve du wifi sur place, à vous les nouveaux badges.

Didactique : vous êtes brasseurs amateurs? N’hésitez pas à rejoindre une des homebrewing nights, l’occasion de suivre une petite conférence ou de discuter entre amateurs afin d’améliorer votre précieux jus. Vous ne brassez pas? Il y a régulièrement d’autres évènements: que ce soit l’accord chocolat bière ou encore découvrir la différence entre cask & kegs, bref tout est fait pour que vous découvriez de nouvelles facettes de la bière.

Fun: en plus d’être un lieu agréable, le dynamo co-organise régulièrement des jeux, des bières et plus qu’une fois. L’occasion de venir profiter de la ludothèque du bar ou encore celle du DJUF. Vous êtes plutôt jeux vidéos? La Nes est déjà sur place.

Généreux : les bières sont à un prix abordable, le but ici n’est pas de devenir riche mais de partager cet amour de la qualité. De plus, la carte est large et variée avec ses 17 pompes à bières et son stock de bouteilles. N’ayez crainte, si vos copains n’aiment pas la bière du vin et du jus sont disponibles 😉

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International : la scène belge de la craftbeer commence à se secouer et à proposer des bières intéressantes mais se contenter de la Belgique serait dommage. Vous voulez découvrir ce que les portugais de Dois Corvos ou Mean Sardine, les anglais de Beavertown ou Weird Beard Brew, les espagnols de LaPirata , les estoniens Pühaste,  brassent? Vous êtes au bon endroit. Il y a d’ailleurs régulièrement des Tap take over organisés, entendez des moments où la majorité des pompes sont consacrées à une brasserie.
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Jeune :  trentenaire il soufflera d’ici quelques semaines la première bougie de son bar
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Sélectif : seules les bonnes bières auront leur place au dynamo. Mais vu qu’il en faut pour tous les goûts, il n’hésitera pas à vous faire tester votre découverte avant de vous la servir.

Zytologue : il peut vous parler de milles et uns détails sur la bière, passer du temps du temps avec lui, c’est toujours l’occasion d’apprendre de nouvelles choses.

 

Cela vous donne soif? Le dynamo est ouvert du mercredi au dimanche. 

Santé!

 

 

 

 

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La fondue généreuse? Lyly’s fondue

Nous avons découvert l’asiatique nouvelle génération. Cette formule, c’est le patron lui-même qui la clame fièrement.

Au cœur de Bruxelles, se cache un petit resto qui ne paye pas spécialement de mine à l’extérieur, le regard est attiré par une enseigne lumineuse qui clignote en forme de caquelon, on s’approche et on découvre d’énormes buses d’extraction. C’est original comme déco, nécessaire pour une resto à fondues et surtout, c’est convivial.

Parfait pour une soirée entre potes!

Au menu du soir, 3 formules:
* Fondue Bourguignonne à volonté 19,90€/p
* Fondue asiatique sur réservation 24,90€/p (min 2 per )
* Fondue fromage 21,90€/p (min 2 per )

Donc pour (presque) tous les gouts puisque vous retrouverez aussi bien poisson que crustacés, viande ou encore fromages. Par contre, si vous êtes végétariens et que vous n’aimez pas le fromage ou si vous êtes végan, passez votre chemin.

Super généreux

Photo of Lyly's Fondue - Bruxelles, Belgium

Seule la fondue bourguignonne est définie comme à volonté, mais les portions des deux autres fondues sont tellement généreuses que l’on se demande si c’est réellement pour le nombre de couverts convenus.

La fondue asiatique varie en fonction du marché et le patron n’est pas avare en explication quand il s’agit de découvrir de nouveaux aliments comme par exemple le liseron d’eau.
Super variée elle comprend aussi bien des éléments terre que mer , un bouillon gouteux et un plutôt épicé. Bref, on en a pour son argent.

Une fondue aux fromages? Dans un asiatique? Voilà qu’elle fut la première réaction de Mr Beard quand il lut le menu. Celui-là même qui s’exclama quelques temps plus tard « le suisse en moi est perplexe, le gourmand conquis« .  A nouveau, la portion est ravissante pour les gourmands, le goût est travaillé, un vrai plaisir.

Je ne suis généralement pas convaincue par les fondues à volonté, estimant que trop souvent la viande y est médiocre, mais j’avais faim et envie de poulet. Me voici donc partie pour le fondue bourguignonne à volonté. Une petite salade arrive, pas mauvaise mais de mon point de vue aucun intérêt et je me demande si je ne vais pas tomber dans le piège traditionnel.  Des frites, quelques sauces et puis voilà la viande. Et là: bonne surprise: la viande est vraiment de bonne qualité. Bien sur, nous ne sommes pas chez Jack’O’Shea mais il ne s’agit pas de viande grasse sans intérêt ni de morceaux sans goûts.
Alors bien sur, ce n’est pas de la grande gastronomie, mais c’est un excellent rapport qualité prix et c’est difficile de ne pas y passer un bon moment.

Et pour ne rien gâcher, Monsieur, est un ancien sommelier, la carte est donc intéressante et le vin du patron a du goût. Nous avons eu l’occasion de gouter un sud-africain intéressant. Autant le dire tout de suite, il n’a pas fait l’unanimité, mais perso je le trouvais excellent. Je me laisserai tenter par une de ses recommandations la prochaine fois.

Et d’ici quelques semaines, une nouvelle carte devrait faire son apparition avec une dizaine de gin et le double de whisky, si ca c’est pas du plaisir ?

Bref, j’y retournerai pour des soirées sans prise de têtes entre copains et j’ai vraiment très hâte d’y aller sur l’heure de midi pour y déguster leur pho et bun bo hue.

Ca y est, d’écrire cet article, j’ai déjà envie d’y retourner.

Ps: photos toutes extraites de Yelp : https://en.yelp.be/biz_photos/lylys-fondue-bruxelles-2

Et si on cuisinait ensemble? Co-oking

Vous aimez la co-création? Le partage? Vous comprenez le pouvoir d’un réseau ?  Ou vous avez envie d’apprendre  de nouvelles connaissances? 

Tout ca, et bien plus encore, c’est ce que vous propose Co-oking, un espace de co-création, une cuisine partagée professionnelle. Cette start-up de 2 ans à peine est en plein boom et vous propose pour quelques euros l’heure un accès à du matériel de professionnel et à des conseils, un vrai incubateur à start-up culinaire en soi.

C’est super mais ca consiste en quoi?

UNE CUISINE

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Source:  http://www.co-oking.be/wp-content/uploads/2016/03/

D’abord c’est une cuisine pro, aux normes de l’Afsca!, de quoi partager un moment entre amis avec du vrai matériel ou lancer son activité pro sans devoir investir dans du matériel hors de prix. Vu que cela s’adresse aussi bien aux passionnés qu’aux futurs pros: ils ont tout compris niveau timing: c’est ouvert 7jours/7 et H24!

 

Bon par contre, pour la soirée entre amis, la location de la cuisine pro, faut vraiment être entre foodies vu qu’on parle de 200€ HTVA pour 4H.

DU CONSEIL

Lancé par une équipe de passionnés, vous pouvez compter sur eux pour vous renseigner en matière de cuisine, de création d’entreprise ou encore de réseaux. Des entrepreneurs dans le milieu ils en connaissent un paquet et ils sont plutôt généreux en conseils.

UN RÉSEAU

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image: https://www.albanygateway.com.au/blog/food-wine/the-greatest-food-networking-group

Tout est mis en œuvre pour vous faciliter les contacts. La cuisine est partagée donc selon que vous soyez solitaire ou ayez l’envie de partager avec d’autres cuistots, vous pouvez choisir les horaires aux aurores ou pour plus de contacts le matin.

Mais le réseau se construit aussi grâce à Co-oking, l’équipe n’est pas en reste quant il s’agit de venir  à la rencontre d’un nouveau venu ou de proposer quelqu’un de motivé pour un projet commun. Ils n’hésiteront pas à vous présenter différents acteurs lors de leurs meet-up ou à parler de leurs partenaires et ce à tous niveaux de la chaine alimentaire.

Se lancer dans un projet d’entreprise chez Co-oking c’est se donner de l’oxygène dans le projet: pas de cout fixe de départ, la possibilité d’avoir des contacts faciles, et avoir des personnes qui travaillent côte à côte et qui peuvent vous dépanner si vous avez oublié les graines de tournesol du jour.  Vous avez envie de monter un projet mais pas l’envie de travailler en équipe? Vous pourrez probablement monter un projet de valeur communes pour développer un partenariat flexible. Aujourd’hui, M. fondatrice d’une startup de pâtisseries délicieuses et vegan, m’expliquait qu’elle et une de ses co-cuistots productrice de soupe envisageaient un partenariat win-win de service qui contiendrait la soupe et le dessert.

DES IDEES

Tous les 3èmes jeudis du mois, Co-oking host un meet-up, une rencontre qui fédère les gens autour d’un sujet. Le sujet du jour, la certification Bio où comment découvrir les rouages du Bio alimentaire. Vous le saviez, vous, que c’était devenue une compétence européenne et que certifié vous pouviez vendre aussi bien en France qu’en Belgique?

Un meet-up, c’est la bonne idée du jour.

Un lieu de rencontre, où une partie des entrepreneurs de l’incubateur vous font découvrir leurs produits: au menu ce jour: le slow sugar de la petite parisienne , des biscuits croquants à la noisette de chez Boudine (je n’ai pas trouvé son site internet, dommage ils étaient top!), ou encore une quiche de chez Poppy.
Poppy, ce sont deux jeunes créatrices qui ont décidé de décliner une plante connue – ou moins connue –  de l’entrée au dessert.
La plante du jour ? Le Shiso rouge

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Donc pour 5€ vous rencontrez des gens avec qui vous partagez une passion, dégustez des produits artisanaux,  sirotez deux boissons ( aujourd’hui vous aviez le choix entre vin blanc, rouge ou trois All star du Brussel beer projet, la Babylone, Red my lips ou encore la grosse Bertha, ainsi que la pop up du moment  Night Drift – brassée en collaboration avec LAUGAR.  Vous voyez? Encore une collab 🙂 ), et profitez d’un petit exposé.

Les meet-ups chez co-oking c’est tous les 3ème jeudi du mois, je reviendrai.

Bref, une belle soirée.

Bref, Bruxelles ma belle, vit, se développe, co-crée, construit, et ça, c’est beau!

A bientot les foodies,

FF

 

 

Ps: sauf mention explicite, toutes les photos sont issues des sites web ou page facebook des acteurs pré-cités

 

Le champignon de Bruxelles : une vue différente de la culture

# Souvenir

Il y a quelques temps, Mr Meerkat et moi avons décidé d’aller visiter une des nouvelles champignonnière de Bruxelles, ou peut-être devrais-je dire une champignobière.
Hé oui, l’originalité du projet, en plus de faire de l’agriculture urbaine au cœur des abattoirs d’Anderlecht, c’est de faire de l’économie circulaire et donc de créer à base de restes, en l’occurrence des drêches.

 

L’économie circulaire

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Image : https://www.lechampignondebruxelles.be/cooperative/

Ce ne sont pas les seuls à Bruxelles à faire de l’économie circulaire locale, on pense notamment à Permafungi qui cultive des pleurotes sur base de marc de café des Exkis locaux , au Brusselsbeerproject qui recycle du pain rassis afin de produire sa bière Babylone, Life is wonderpoule qui incite à remettre les poules dans nos ménages afin de diminuer les déchets et des produire: des œufs…  Bruxelles capitale soutient le développement de ce type de projet et a notamment créé www.circularprojects.brussels comme plateforme de soutien et d’appel à projets.

 

Le champignon de Bruxelles

Donc ce champignon de Bruxelles qu’est ce que c’est? Il s’agit en fait de Shiitake*, un champignon d’origine asiatique qui se déguste aussi bien cru que cuit. Vieux de plus de 2000 ans il se développe naturellement sur du bois en décomposition. Ce champignon

fort goûtu présente de nombreux avantages d’un point de vue nutritionnel: son principal composant est le lentinane. Il est une excellente source de cuivre, vitamine B5 et même de vitamine D* dont une bonne partie des belges manque.

La visite de la champignonnière

Trouver l’entrée relève du jeu de piste, d’ailleurs à notre arrivée, trois autres duos sont en ligne avec les organisateurs pour se retrouver dans le dédale du marché des abattoirs. On se sent tout de suite bienvenu et on a presque l’impression de retrouver un pote tellement l’accueil est agréable. Vu le décalage des arrivées, la visite commence avec une bonne demi-heure de retard dans la bonne humeur. Si vous souhaitez visiter, pensez donc à prévoir de la marge le temps de trouver l’entrée, et pour ne pas manquer la fin de la visite.

On commence par une superbe vidéo sur les champignons dans tous leurs états commentée par le guide, un peu dans le style de :

L’antre du Champignon de Bxl s’ouvre à nous, c’est toujours sympa de redécouvrir les caves de Cureghem et la prochaine étape est un petit jeu pour introduire l’économie circulaire, puis on se tourne vers un dessin lacunaire pour s’assurer de comprendre la morphologie d’un champignon.

On passe alors à la visite proprement dite, ne vous attendez pas à marcher des masses, quelques mètres à peine séparent les différentes installations et il faut avouer que cela parait rudimentaire.IMG_5241

Toute la magie réside dans les conditions et dans le renouvellement du champignon. Sur cette dernière étape le biologiste de l’équipe travaille encore dur afin de réussir à auto-gérer cette ressource.  Afin de s’assurer que chaque étape est scrupuleusement respectée celles-ci sont affichées et accompagnées d’un QR code.

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A noter, la dimension humaine du projet qui propose régulièrement à des personnes non qualifiées du travail.

L’équipe a décidément bien réfléchi au côté inclusif et didactique, on passe maintenant à une activité collective surprise – que je ne gâcherai pas –  et qui nous délivre un petit cadeau.

Pour clôturer en beauté, on déguste une poêlée  de shiitakés déglacés au saké. Pour les non-végétariens, ils proposent de saupoudrer de flocons de poisson séchés: intéressant mais je me contenterai de la version végé.

En résumé, j’ai passé une excellente après-midi, la visite est simple et conviviale, le guide très abordable et on découvre une autre facette de l’agriculture urbaine. Je recommande!

Attention, c’est sur réservation ; -)

Bonne visite,

FF

 

*Ps: ils ont récemment commencé à produire  2 autres champignons qui feront peut-être l’objet d’un futur article. 

*Takamura K, Hoshino H. Determination of vitamin D2 in shiitake mushroom (Lentinus edodes) by high-performance liquid chromatography. Journal of Chromatography 1991

L’Avenue: un restaurant où le client est roi

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Quand on passe devant, l’Avenue à Nivelles on voit tout de suite que c’est un restaurant qui se veut gastronomique. Pourtant, une fois passé la porte, l’ambiance tranche avec ce premier aperçu.
On ne trouve pas le côté huppé souvent présent dans les restaurants haut de gamme, et il y règne comme un côté bon enfant. La décoration est simple mais quelques touches sont bien pensées pour vous rappeler que vous venez y déguster des produits hauts de gamme, comme cette superbe cloche de gros sel dans laquelle trônent de belles truffes qui attire notre regard dès l’entrée.

Le serveur est aimable et non seulement ne nous adresse aucun reproche pour notre demi-heure de retard mais en plus nous laisse choisir notre emplacement, ce qui n’est pas si courant dans ce type de restaurant. Et je dois dire, c’est apprécié.

Avec Miss Cheerfull , on s’installe sur une banquette et pas à proximité de la cuisine. Le serveur nous avertit directement qu’en + de la généreuse carte on retrouve deux suggestions d’entrées à la truffe pour le moment.  On hésite et délaisse les menus pourtant fort intéressants pour la suggestion de carpaccio de bœuf avec truffe rappée en entrée et un cuberroll irlandais accompagné d’une poêlée de légumes en plat.

Avant d’entamer les choses sérieuses, on nous présente un duo de mises en bouche: une tuerie! Ca s’annonce d’extrêmement bonne augure: une petite soupe gourmande accompagnée de parmesan et une mini salade de quinoa où l’assaisonnement est tout simplement à tomber: équilibré, subtil, un peu audacieux.

Ca y est, notre commande arrive : niveau visuel rien à redire, c’est bien travaillé, les deux plats sont généreux. Pour un restaurant de ce type, je dois avouer que je suis surprise que le serveur n’annonce pas les plats ni ne les commente, mais peut-être que cela fait partie de la stratégie pour ne pas retrouver le côté hautain de certains restos. Ca n’aurait pas fait de tort, je trouve.

Le garçon amène la truffe et la rappe très généreusement au dessus de nos assiettes, il faut l’avouer , ca fait plaisir. Par contre, niveau goût petite déception: oui, c’est très bon, oui les tranches de carpaccio sont parfaites, coupées à la bonne épaisseur. En fait, d’un point de vue technique cela semble parfait, mais je trouve le bœuf un peu fade, un peu comme si on vous servait un bleu blanc belge quand vous espériez un holstein. Idem au niveau de la truffe, elle est bonne, il ne me semble pas que cela soit de la chinoise, mais on sent un peu trop le gros sel et son goût reste un peu trop subtil: dommage.  Une très bonne entrée donc, mais personnellement je la trouve un tout petit peu décevante et du coup un peu trop chère du haut de ses 22€.

Pendant ce temps là, nous accompagnons ces douceurs d’un Graves Haut Sèves 2014. Je me juge très débutante au niveau de l’œnologie, mais je dois avouer que Miss Cheerfull et moi ne sommes pas mécontentes. Pour 34€, on fait plutôt une belle découverte. Et si le vin apparaît un tout petit peu frais à la première gorgée, il semble parfait dès le verre suivant. La carte des vins est assez sympa et soignée, il faut le reconnaître.

Nous passons au plat après un délai d’attente correct, même si un peu affamées nous n’aurions pas été contre le recevoir un chouia plus tôt. Et là, juste devant nous se dresse un magnifique, généreux, cuberoll irlandais. Un morceau comme on aime les voir, où on sait que si on ne mangeait que la pièce de viande, on aurait déjà plus faim pour les prochaines heures, où un petit morceau de gras traîne fièrement annonçant une viande goutue. L’assiette est belle, on y retrouve 2 minis morceaux de pomme de terre parfaitement rissolées et une petite portion de légumes poêlés. Les légumes étaient parfaits, croquants à souhaits, une belle recherche dans leurs complémentarité, un seul petit regret la portion aurait pu être plus généreuse (quitte à diminuer un peu la taille de la viande).
C’est là, où nous passons au très gros point fort du restaurant, lorsque le garçon revient à la fin du plat demander si cela nous a plu, je me permets de présenter un constat un peu nuancé en annonçant que même si le plat était extrêmement bon,  j’aurai trouvé cela intéressant que la poêlée de légumes soit plus généreuse surtout quand elle faisait partie de l’intitulé sur la carte. Le serveur se confond en excuses, revient après en avoir informé le chef et nous annonce que si on avait fait la remarque pendant le plat, nous aurions eu une deuxième portion directement. Taquine, Miss Cheerful en remet une couche signalant que maintenant je suis mal à l’aise. Les plats étant copieux, nous refusons la carte des desserts. Quelle n’est pas notre surprise quand le serveur nous amène un très grande crème brûlée avec un peu de beurre salé, avec les compliments du chef. Je ne fais pas les commentaires dans le but d’avoir un dédommagement, juste dans l’espoir qu’ils soient pris en compte pour qu’une prochaine fois je trouve l’expérience encore meilleure, mais il faut avouer que quand directement on essaye de pallier au manquement, on se sent comme un petit coq en pâte et la crème brûlée ne m’en a semblé que meilleure.  Quelques minutes plus tard, le chef débarquait pour savoir comment nous allions et s’excuser. A mon tour de lui présenter mes excuses, je n’avais pas trouvé ca mauvais, juste je pensais qu’on pouvait le rendre excellent.  Bref, un restaurant qui sait prendre les commentaires constructifs, qui est réactif et qui met le client au centre, moi je dis OUI!

A la sortie, on en discute avec Miss Cheerful et on tombe d’accord sur une conclusion: un très bon resto, un excellent service. On regrette toutes les deux de ne pas avoir pris le menu, qui nous serait revenu moins cher ce qui nous aurait semblé plus en ligne avec la qualité de ce qui était servi. Perso, j’y retournerai sans souci si on me le propose, les amateurs de proportions généreuses et de travail bien faits seront ravis, ceux qui ont les papilles sensibles y trouveront leur compte mais ce n’est pas spécialement moi qui proposerait d’y aller.

Merci au chef pour son ouverture d’esprit.

Bon app!

FF

BxlBeerFest : Not just another beer festival?

# Souvenir

Le 26-27 août naissait le premier BxlBeerFest, ne vous méprenez pas, il ne s’agissait pas du tout du premier festival de la bière artisanale et encore moins le premier week-end dédié à la bière en notre beau pays brassicole.

Les événements brassicoles ne manquent pas à Bruxelles: estudiantins comme La Brassicole  organisée par le Semeur de l’ULB depuis de nombreuses années en mars, grand public comme La fête de la bière événement gratuit envahissant la grand place le premier week-end de septembre avec près de 45 brasseurs de tous types, ou encore les plus récents festivals dédiés à la bière artisanale tel que l’indépendant SWAFFF! en juin, où le dernier Good beer feast du BrusselBeerProject qui reviendra sur les devants de la scène en octobre en le rebaptisant Wanderlust.

Il n’est guère facile de se démarquer dans ce cas et le BxlBeerfest a plutôt réussi à son coup.

Entendons-nous bien, il me semble que de nombreuses pistes d’amélioration existent: tout d’abord au niveau de leur communication: difficile de s’assurer qu’on parle bien du même festival que les copains quand les chartes graphiques sont aussi différentes selon les canaux de comm.

Je ne parle même pas du choix du nom poussant à croire que les organisateurs sont le brusselbeerproject alors qu’il n’en est rien.

Ensuite, parce que malgré un chouette programme, ce n’est que sur place que la majorité d’entre nous a compris qu’il y avait autre chose à faire que boire. Et c’est bien dommage, car du coup, ne s’étant pas organisé dans cette optique, nous n’avons pas pu bénéficier ni de la conférence de Damien Bouchéry jeune chef montant de la gastronomie Bruxelloise sur ses accords mets-bières, ni des propositions de food pairing du chocolatier Laurent Gerbaud.

Je trouve dommage leur gestion minimaliste des BOB, un événement bibitif rien de plus sympa tant qu’on ne perd pas un ami sur la route. Et si, n’habitant pas Bxl, vous avez fait le choix malin de venir avec un BOB, vous lui devez un énorme merci. En effet, à part une fontaine à eau gratuite, rien n’a été prévu pour lui.

Enfin, selon moi un bémol au niveau de l’ambiance, fond sonore inexistant – en tous cas dans mon souvenir-, fin du festival tôt en soirée, bref ce n’était pas la fête. Pas d’animation prévue que ce soit un groupe de musique ou autre artiste, …
C’est bon, on se fait plaisir, on déguste en faisant rouler la bière sur son palais, mais on se croirait au bar de l’hôtel des 3 faisans de Brel et surement pas chez la Grosse Adrienne.  Peut-être que je suis trop jeune par rapport au public visé.

Niveau restauration de petites attentions ont été prévues, si le choix m’a semblé fort restreint j’ai trouvé les propositions ambitieuses et en ligne avec le côté bistronomique de l’événement. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de goûter pour vous confirmer si le goût faisait honneur aux dénominations.

Dernier point, le lieu est assez grand et aéré, il n’y a pas trop de bruit, il fait propre, les gens se comportent dignement, pas de souci pour y amener vos bouts de chou. Par contre, le festival n’a pas été pensé pour eux: en dehors des nourrissons qui ne seront pas contre une balade, cela n’a pas d’intérêt pour eux.

Ceci dit, j’y retournerai. Mais pourquoi me direz-vous? 9 euros d’entrée hors consommation, n’est-ce pas trop cher? 
Tout simplement parce que pour une première édition, on leur passe allègrement leurs erreurs de jeunesse au vu de la qualité de leur sélection. Les brasseries présentes justifiaient largement l’investissement temps et prix. Que le verre a emporté à la fin du festival est une cerise sur le gâteau bien sympa et que cela fait plaisir de voir cohabiter autant de brasseries artisanales bruxelloises aussi bien entourées et que j’ai hâte l’année prochaine de participer aux conférences et aux workshops.
Et puis, c’était sympa de trouver BeerHive dont j’ai hâte de télécharger l’application et d’avoir Untappd adapté en temps réel.

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Un échoppe a été prévue si vous voulez repartir avec des bières ou autres goodies à emporter.

Je ne résiste pas à vous confier mes belles découvertes du week-end:

Dans les incontournables belges:
La brasserie de la senne nous signe une superbe Wadesda#7 une saison au nez perturbant mais résolument intéressante sublimée au lambic Cantillon

L’Eternity du Brusselbeerproject, qui explore les connections neuronales entre musique et bière dans cette collaboration avec Vitalic – Voyager  dans cette gose étonnante aux accents de Gin tonic.  Pas sure que ce soit celle que je recommanderai quand j’ai envie d’une bière, mais résolument une super boisson rafraîchissante pour un apéro au soleil.

Ceux qui ont fait le déplacement:

L’IPA de la journée fut pour moi Lambda Lambda Lambda de Melvin Brewing dont l’arrière goût me répètait: Más! Et comme ils le disent si bien : « If your beer is not madness, it’s not beer »

Non seulement les brasseurs étaient super sympas, le nom de la brasserie est terrible: Rocket Brewing Compagny  mais surtout ces danois m’ont épatés avec leur bière acide au lila! Osez tenter quelque chose de différent: Purple Nights

Enfin je terminerai sur l’humour des Ukrainiens du prvadabeertheatre qui m’ont fait marrer avec leurs étiquettes déjantées et dont la Dwipa était vraiment sympa.

 

Sur ce, Nasdrovia!

FF

 

Hops & Dreams : le bar à hipsters de Séville

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Ceux qui connaissent Miss chansons ne seront pas surpris, elle aime les céréales et les jeux de mots lyriques, alors quant à Séville on nous a parlé de Hops & Dreams, il n’a pas fallu beaucoup nous pousser pour qu’on se déplace découvrir l’endroit.

Arrivées après minuit, nous n’avons pas pu déguster leurs tapas, par contre, la bière coulait toujours à flots.

Ce bar de hipsters a beaucoup pour plaire: de nombreuses pompes aux goûts variés, des barmaids capables de parler des nuances de leurs bières et de recommander sur base de nos goûts, une ambiance musicale rock sympa, bref: nous étions bien tombées.

Par contre, niveau insonorisation, on peut repasser. Le lieu est assez petit et résonne bien, alors quand le niveau d’ébriété des autres consommateurs augmente il est plutôt conseillé de ne rien avoir contre les décibels.

Les Sévillans adorent emmener leurs enfants partout, et ce n’est pas moi qui les contredirais sur le principe. Ici, comme à beaucoup d’endroits, ils ont choisi de laisser les poussettes et les nourrissons à l’extérieur du bar afin que les ptits loups puissent dormir au calme, et on les comprends. Le lieu accepte les enfants en bas âge mais je le déconseille vu le bruit et le peu d’espace pour se déplacer.

On retiendra les choix malicieux de bières: comme l’Extra Horny de La Quince Brewery ou l’Imparable du Basqueland Brewing Project.

In fine, l’heure tardive couplée à nos voisins avinés eu raison de notre découverte, passée la deuxième bière, on quitta le lieu. J’en garde le souvenir d’un bar sympa, qui vaut le détour mais qui ne sera pas un de mes incontournables.

 

Santé,

FF

 

Photo sortie de la page Facebook d’Hops&Dreams

 

Gastropub : Maquila: Good people eat with good beer

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Difficile de passer à côté de la tendance Craft Beer en ce moment, et je dois avouer que ce n’est pas pour me déplaire. Aussi quand on visite Séville, Miss Chansons et moi, on ne résiste pas à découvrir quelques bars spécialisés.

Quelle ne fut pas ma surprise quand un de ceux-ci en plus d’une alléchante carte en matière de bières artisanales, brasse sur place et propose de délicieux tapas de brasserie. Une SON Sorachi Surfer et SON Mr Wolf plus tard, on craque pour des nuggets croustillants de poulet: de quoi régaler les fans de croquant au cœur tendre.
Mais perso, c’est leur gaspacho qui m’a charmé par son côté mousseux, bicolore et super équilibré.

La carte de bières est tout simplement impressionnante, leurs propres créations côtoient des perles du monde entier et il y en a pour tous les goûts. On y retrouve notamment la super Nanny state de Brewdog, la seule NA qui à ce jour à réussi à me convaincre en tant que bière.

Les serveurs sont non seulement compétents mais aussi charmants. Ils n’hésitent pas à recommander d’autres craft beer bars, et fournissent avec plaisir une carte des bars de la ville accompagnée de quelques explications.

Bref, que ce soit pour manger sur le pouce ou déguster de nombreuses bières, un incontournable de SévilleMaquilabar  . D’ailleurs, sur un week-end de 3 jours on y est allés plusieurs fois, si ce n’est pas un gage de qualité, ca 😉

Vous n’en pouvez plus d’attendre d’aller à Séville, et désirez déjà déguster une de leur production? Pourquoi ne pas tenter une SON MAYO 15:37, une sympathique Saison/Farmhouse Ale rafraichissante. A mon avis pas aussi bonne que leur Sorachi Surfer, mais qui a le mérite de se retrouver en bouteille chez les marchands spécialisés.

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Salud!

FF

Photo Mayo empruntée à http://jortober.com/portfolio/son-brewing-co/

Eslava : tapas premium à petits prix

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Quand on aime manger et la débauche de goûts, les tapas semblent une bonne alternative à un repas traditionnel pour picorer de multiples plaisirs.
Mais aussi sympa que cela puisse être, il s’agit plus souvent de grignotage gras et peu raffinés que de cuisine bistronomique.

Evidemment, l’Espagne compte sa part de bar à tapas huppés, mais il s’agit généralement de tapas simples à prix coquets traitant des aliments plus nobles.

Pas à l’Eslava, au cœur de Séville, où dans une petite salle sans prétention, se joue un véritable opéra de saveurs pour les papilles et où c’est la virtuosité du/des chef.fe.s qui fait tout l’intérêt du lieu.
Para beber ou para commer: car le sommelier est tout aussi compétent que le cuistot et nous trouver juste ce qu’il faut en découverte abordable niveau vin.

Le plat signature? L’œuf cuisson lente sur cake de bolet à la réduction de vin. Une tuerie! Et seulement pour 2,9€. La preuve que gastronomie n’est pas toujours synonyme de luxe.
Ce plat a fait couler beaucoup d’encre vu qu’il a notamment gagné le prestigieux 1er prix du “Sevilla en Boca de Todos” 2010, je ne suis donc pas convaincue que c’est ma plume mal assurée qui le décrira à sa juste valeur.
Fermez les yeux et laissez votre imagination galoper: une subtile odeur de champignons des bois se mélange au côté sucré du vin, vous ouvrez les yeux et tombez face à un jaune d’œuf parfaitement cuit, au cœur crémeux et coulant , déposé en douceur sur un cake moelleux au gout subtil de bolet. L’assaisonnement est parfait, pas un instant il ne vient à l’esprit d’y rajouter sel ou poivre, tellement le côté sucré salé est bien dosé. Difficile de ne pas succomber à la tentation en en reprenant directement un deuxième.

C’est peut-être bien le moment de planifier votre prochain city-trip…

XoXo,

FF

Ps: si vous voulez venir avec vos enfants, pas de souci: tout est prévu pour eux

 

A l’aventure : Magic Mushroom

 

mushroom

Que cela soit dit: je suis fan de champignons! Que l’on me parle de simples champignons de paris ou de truffes, je commence déjà à saliver.
J’aurai bien du mal à vous dire si je préfère les cèpes ou les girolles, même si la relative rareté du premier en produit frais fera pencher mon coeur dans la balance au resto. Mon frigo contient régulièrement des shiitakés et des pleurotes, mes armoires des trompettes de la mort sechées ou des morilles.

Cette courte note a donc pour vocation à rassembler ce que j’aimerai explorer à l’avenir en terme de champignons.
Vous connaissez d’autres champignonières, ceuillettes ou moments intéressants? N’hésitez pas à les partager!

Restos

Le café des spores: brasserie bruxelloise spécialisée en champignons de l’entrée au dessert : http://www.cafedesspores.be/home/food.html
Menu 3 services: 36€ : disponible en végé, terre ou mer

Origine

Les champignognières commencent à pousser partout en ville. Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez pas à parcourir l’article sur le champignon de Bxl.
Dans la même trempe, et précurseurs du champignon de Bxl, une initiative intéressante a vu le jour en 2014: Permafungi qui a pour but de développer des pleurotes sur du marc de café, ou comment faire de l’économie circulaire urbaine. En 3 ans: ils ont déjà recyclé 44 tonnes de marc de café et produit près de 10.000kg de pleurotes.

Une belle initiative que j’ai hâte de découvrir sur place.

Miam?
Je n’ai encore jamais gouté ni de mousserons, ni de rosé des près, et vous les foodies: qu’en pensez-vous?

Le saviez-vous?
Il semblerait qu’en Europe, la Belgique soit la troisième en terme de diversité de champignons.

 

Salut les bolets,

FF

PS: Comme tous les articles de la catégorie « Et si le meilleur était à venir? », il sera édité au fur & à mesure des découvertes ou nouvelles envies

Photo empruntée à inquisitr