Le champignon de Bruxelles : une vue différente de la culture

# Souvenir

Il y a quelques temps, Mr Meerkat et moi avons décidé d’aller visiter une des nouvelles champignonnière de Bruxelles, ou peut-être devrais-je dire une champignobière.
Hé oui, l’originalité du projet, en plus de faire de l’agriculture urbaine au cœur des abattoirs d’Anderlecht, c’est de faire de l’économie circulaire et donc de créer à base de restes, en l’occurrence des drêches.

 

L’économie circulaire

coopcirculaire

Image : https://www.lechampignondebruxelles.be/cooperative/

Ce ne sont pas les seuls à Bruxelles à faire de l’économie circulaire locale, on pense notamment à Permafungi qui cultive des pleurotes sur base de marc de café des Exkis locaux , au Brusselsbeerproject qui recycle du pain rassis afin de produire sa bière Babylone, Life is wonderpoule qui incite à remettre les poules dans nos ménages afin de diminuer les déchets et des produire: des œufs…  Bruxelles capitale soutient le développement de ce type de projet et a notamment créé www.circularprojects.brussels comme plateforme de soutien et d’appel à projets.

 

Le champignon de Bruxelles

Donc ce champignon de Bruxelles qu’est ce que c’est? Il s’agit en fait de Shiitake*, un champignon d’origine asiatique qui se déguste aussi bien cru que cuit. Vieux de plus de 2000 ans il se développe naturellement sur du bois en décomposition. Ce champignon

fort goûtu présente de nombreux avantages d’un point de vue nutritionnel: son principal composant est le lentinane. Il est une excellente source de cuivre, vitamine B5 et même de vitamine D* dont une bonne partie des belges manque.

La visite de la champignonnière

Trouver l’entrée relève du jeu de piste, d’ailleurs à notre arrivée, trois autres duos sont en ligne avec les organisateurs pour se retrouver dans le dédale du marché des abattoirs. On se sent tout de suite bienvenu et on a presque l’impression de retrouver un pote tellement l’accueil est agréable. Vu le décalage des arrivées, la visite commence avec une bonne demi-heure de retard dans la bonne humeur. Si vous souhaitez visiter, pensez donc à prévoir de la marge le temps de trouver l’entrée, et pour ne pas manquer la fin de la visite.

On commence par une superbe vidéo sur les champignons dans tous leurs états commentée par le guide, un peu dans le style de :

L’antre du Champignon de Bxl s’ouvre à nous, c’est toujours sympa de redécouvrir les caves de Cureghem et la prochaine étape est un petit jeu pour introduire l’économie circulaire, puis on se tourne vers un dessin lacunaire pour s’assurer de comprendre la morphologie d’un champignon.

On passe alors à la visite proprement dite, ne vous attendez pas à marcher des masses, quelques mètres à peine séparent les différentes installations et il faut avouer que cela parait rudimentaire.IMG_5241

Toute la magie réside dans les conditions et dans le renouvellement du champignon. Sur cette dernière étape le biologiste de l’équipe travaille encore dur afin de réussir à auto-gérer cette ressource.  Afin de s’assurer que chaque étape est scrupuleusement respectée celles-ci sont affichées et accompagnées d’un QR code.

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A noter, la dimension humaine du projet qui propose régulièrement à des personnes non qualifiées du travail.

L’équipe a décidément bien réfléchi au côté inclusif et didactique, on passe maintenant à une activité collective surprise – que je ne gâcherai pas –  et qui nous délivre un petit cadeau.

Pour clôturer en beauté, on déguste une poêlée  de shiitakés déglacés au saké. Pour les non-végétariens, ils proposent de saupoudrer de flocons de poisson séchés: intéressant mais je me contenterai de la version végé.

En résumé, j’ai passé une excellente après-midi, la visite est simple et conviviale, le guide très abordable et on découvre une autre facette de l’agriculture urbaine. Je recommande!

Attention, c’est sur réservation ; -)

Bonne visite,

FF

 

*Ps: ils ont récemment commencé à produire  2 autres champignons qui feront peut-être l’objet d’un futur article. 

*Takamura K, Hoshino H. Determination of vitamin D2 in shiitake mushroom (Lentinus edodes) by high-performance liquid chromatography. Journal of Chromatography 1991

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Eslava : tapas premium à petits prix

oeuf bollet

Quand on aime manger et la débauche de goûts, les tapas semblent une bonne alternative à un repas traditionnel pour picorer de multiples plaisirs.
Mais aussi sympa que cela puisse être, il s’agit plus souvent de grignotage gras et peu raffinés que de cuisine bistronomique.

Evidemment, l’Espagne compte sa part de bar à tapas huppés, mais il s’agit généralement de tapas simples à prix coquets traitant des aliments plus nobles.

Pas à l’Eslava, au cœur de Séville, où dans une petite salle sans prétention, se joue un véritable opéra de saveurs pour les papilles et où c’est la virtuosité du/des chef.fe.s qui fait tout l’intérêt du lieu.
Para beber ou para commer: car le sommelier est tout aussi compétent que le cuistot et nous trouver juste ce qu’il faut en découverte abordable niveau vin.

Le plat signature? L’œuf cuisson lente sur cake de bolet à la réduction de vin. Une tuerie! Et seulement pour 2,9€. La preuve que gastronomie n’est pas toujours synonyme de luxe.
Ce plat a fait couler beaucoup d’encre vu qu’il a notamment gagné le prestigieux 1er prix du “Sevilla en Boca de Todos” 2010, je ne suis donc pas convaincue que c’est ma plume mal assurée qui le décrira à sa juste valeur.
Fermez les yeux et laissez votre imagination galoper: une subtile odeur de champignons des bois se mélange au côté sucré du vin, vous ouvrez les yeux et tombez face à un jaune d’œuf parfaitement cuit, au cœur crémeux et coulant , déposé en douceur sur un cake moelleux au gout subtil de bolet. L’assaisonnement est parfait, pas un instant il ne vient à l’esprit d’y rajouter sel ou poivre, tellement le côté sucré salé est bien dosé. Difficile de ne pas succomber à la tentation en en reprenant directement un deuxième.

C’est peut-être bien le moment de planifier votre prochain city-trip…

XoXo,

FF

Ps: si vous voulez venir avec vos enfants, pas de souci: tout est prévu pour eux

 

A l’aventure : Magic Mushroom

 

mushroom

Que cela soit dit: je suis fan de champignons! Que l’on me parle de simples champignons de paris ou de truffes, je commence déjà à saliver.
J’aurai bien du mal à vous dire si je préfère les cèpes ou les girolles, même si la relative rareté du premier en produit frais fera pencher mon coeur dans la balance au resto. Mon frigo contient régulièrement des shiitakés et des pleurotes, mes armoires des trompettes de la mort sechées ou des morilles.

Cette courte note a donc pour vocation à rassembler ce que j’aimerai explorer à l’avenir en terme de champignons.
Vous connaissez d’autres champignonières, ceuillettes ou moments intéressants? N’hésitez pas à les partager!

Restos

Le café des spores: brasserie bruxelloise spécialisée en champignons de l’entrée au dessert : http://www.cafedesspores.be/home/food.html
Menu 3 services: 36€ : disponible en végé, terre ou mer

Origine

Les champignognières commencent à pousser partout en ville. Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez pas à parcourir l’article sur le champignon de Bxl.
Dans la même trempe, et précurseurs du champignon de Bxl, une initiative intéressante a vu le jour en 2014: Permafungi qui a pour but de développer des pleurotes sur du marc de café, ou comment faire de l’économie circulaire urbaine. En 3 ans: ils ont déjà recyclé 44 tonnes de marc de café et produit près de 10.000kg de pleurotes.

Une belle initiative que j’ai hâte de découvrir sur place.

Miam?
Je n’ai encore jamais gouté ni de mousserons, ni de rosé des près, et vous les foodies: qu’en pensez-vous?

Le saviez-vous?
Il semblerait qu’en Europe, la Belgique soit la troisième en terme de diversité de champignons.

 

Salut les bolets,

FF

PS: Comme tous les articles de la catégorie « Et si le meilleur était à venir? », il sera édité au fur & à mesure des découvertes ou nouvelles envies

Photo empruntée à inquisitr