Le repère des amateurs de viande: le Colonel

Partis entre copains pour une noble cause, ou en tous cas pour fêter un anniversaire, nous voici direction l’un des meilleurs restos viandes de Bruxelles. Végétariens, abstenez-vous ce lieu n’est pas fait pour vous. D’ailleurs si vous avez une bonne recommandation pour un restaurant gastronomique végé, je suis preneuse.

Quatre larrons en route pour le Colonel, ce restaurant à l’ambiance post industrielle où l’on est accueilli avec un comptoir boucherie, une brigade impressionnante de serveurs et une belle liste de cocktails. Quatre larrons prêt à challenger la taille de leur estomac et la profondeur de leur portefeuille. Quatre larrons satisfaits, régalés et contents d’avoir passé un excellent moment.

Le colonel est un restaurant fondu de viande et qui s’assume comme tel, d’ailleurs en général vous n’y trouverez pas de plat sans viande. Branché, plein de jeunes cadres dynamiques prêts à faire chauffer leur visa gold, on y retrouve tous les cocktails à la mode et pour les accompagner pourquoi ne pas commencer par une planchette de dégustation. Selon moi, deux valent spécialement le détour : la planche gourmande: Saucisson d’Aveyron, rillettes d’oie, terrine aux trois foies, simple mais parfaite pour mettre dans l’ambiance et que tout le monde ait l’impression de prendre l’apéro, ou le must: la planche de viandes affinées: Simmental, Holstein, Rubia Gallega : idéal pour comparer les différences et comprendre l’objet du lieu.IMG_8866[1]

Pour suivre, plusieurs entrées s’offrent à vous et la majorité sont très sympathiques. L’Os à moelle vaut vraiment la peine mais ils demandent 15 minutes d’attente et personnellement j’ai une préférence pour le trio de Viva ‘m’boma. Le foie gras aussi est sympa mais en général je préfère me réserver et ne pas prendre d’entrée pour me concentrer sur le plat.

Au niveau des plats, un choix fondamental vous revient: un plat « classique » ou passer à la boucherie. Si les plats sont vraiment bons, c’est la boucherie qui rend ce lieu singulier. Et là, tout dépend de l’arrivage du jour, entre Wagyu, Limousine, …, ou ma préférée Rubia Gallega le choix est toujours difficile. Heureusement les morceaux de tailles différentes pourront vous aiguiller en fonction du nombre de convives prêts à partager leur repas avec vous.  Le prix de la viande dépend du morceau choisi et du poids mais attendez vous à environ 70€ pour deux personnes…Il faut compter une bonne demi heure entre le choix de la viande et la dégustation. En effet, le colonel est fier de pratiquer une cuisson dans un four nommé Josper et de laisser la viande reposer avant de vous la servir accompagnée de petits légumes très variés et de frites cuites dans la graisse de bœuf  *comme quand j’étais petite*.

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Si après le presque kilo de viande vous avez encore faim, pourquoi ne pas goûter un de leurs deux desserts signatures. Sans surprise un colonel (sorbet citron vodka) – bon mais classique, ou leur Snickers déstructuré: excellent (candidat pour le diabète ^^ ) si vous aimez la cacahuète.

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Bref, si vous n’avez jamais goûté de viande maturée et que vous êtes tentés, le colonel est le restaurant qu’il vous faut.  Attention, le soir: réservation vivement conseillée, le lieu est trendy et dans le quartier de Louise.

 

A bientôt pour de nouvelles découvertes,

WM

 

 

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Coup de cœur : Le Stirwen <3

Quand on commence un blog sur des restaurants, on ne sait pas toujours comment choisir ses articles. Bien sur il y a les restos coup de cœur où l’on rêve de retourner, mais à priori ce n’est pas spécialement ceux où l’on va souvent, il y a les restos qu’on fréquente régulièrement de part leur localisation et chouette rapport qualité prix, il y a les restos qui nous marquent – ceux que je découvre à l’étranger pour ne pas oublier d’y retourner si je revisite le coin,…
Au final, je me rends compte que pour l’instant, j’ai très peu parlé de mes grands coups de cœur, ces restos où lorsqu’on les évoque on est quasi sur de provoquer un sourire sur mon visage. C’est le moment de pallier à ceci, je vous propose deux articles coup de cœur à venir.

Il y a quelques années, Mr Meerkat se met en quête de m’emmener dans un restaurant haut de gamme que je ne connais pas, mais vu qu’il s’y prend un chouia à la bourre, la plupart de ceux dont il a entendu parlé sont pleins. Plein de ressources, le voilà donc à la recherche sur le grand N’internet de la perle rare afin de ne pas me décevoir vu qu’il m’avait déjà annoncé la couleur de la soirée. Voilà comment il dénicha ce qui depuis ces années reste un de mes endroits préférés de Bruxelles.

Je ne comprends pas pourquoi, à l’inverse de beaucoup de lieux dans la même gamme de prix il a toujours été facile pour nous d’y réserver dernière minute mais ce n’est surement pas moi qui vais m’en plaindre. Il faut dire que l’on peut y recevoir quelques couverts et que le fait d’avoir une salle à l’étage aide bien.

En soi, le restaurant est très classique, un haut lieu bourgeois tel qu’on peut l’imaginer avec des tons sobres, feutrés, où rien ne dépasse, le genre de lieux où on ne s’imagine pas débarquer en jeans pull à capuche. Je fais partie de ces gens qui vivent l’instant présent différemment en fonction de comment je m’y suis préparée et j’aime donc me parer de beaux atours lorsque je sais que je vais déguster des mets fins, mais si comme moi ca vous arrive d’y aller à l’improviste, pas de souci pour vous présenter en tenue décontractée vous y serez tout aussi bien accueilli. Et cela, je l’apprécie aussi! Ici on est reçu comme des princes, que l’on soit habillé comme un manant ou un bourgeois.

Ce n’est pas facile de parler d’un coup de cœur, on a peur de ne pas trouver les mots qui rendront hommage au lieu, que le ton sonne faux si on est trop élogieux ou au contraire que l’on soit trop creux.  Et si d’autres étaient déçus car on aurait aidé à placer les attentes trop hauts? Mais il est vrai que le Stirwen fait partie de ceux où la qualité est quotidiennement au rendez-vous ce qui fait qu’à priori je ne peux imaginer que l’on soit déçu pour autant qu’on ait l’habitude mettre ce type de budget dans une soirée gastro, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Une soirée où je conseille le menu à 80€ hors boissons.

Finalement au fur et à mesure des années, j’ai goûté un certains nombres de leurs mets, ce qui me conforte dans le fait qu’il s’agisse d’un grand restaurant, si bien sur j’ai eu des préférences sur certaines compositions par rapport à d’autres, je ne me souviens pas avoir mangé du bout des lèvres un plat, ni même refilé la majorité d’une assiette à une autre personne de la tablée. Et à l’exception des crevettes grises que j’ai toujours évité (je n’aime VRAIMENT pas cela), même les plats contenant des ingrédients qui à priori m’inspirent du rejet, m’ont convaincus sur place soit en les trouvant agréable sans plus soit carrément en les trouvant intéressant ou d’une qualité supérieure.

Il n’est pas rare de me surprendre surfer sur leur site internet afin de connaitre leurs ingrédients phares du moment , ce qui me permet de me mettre en jambe avant d’y aller, de me donner l’eau à la bouche ou simplement de découvrir de nouveaux composants de cuisine jusqu’ici inconnus pour moi comme par exemple La grouse d’Ecosse, un oiseau sauvage ne pouvant être cultivé , un gibier qu’il me tarde de goûter.

Revenons en à nos moutons, lors de notre dernière visite inopinée, Mr Beard, Mr Meerkat et moi-même avons eu le plaisir de déguster une myriade de délices.

Après de chouettes mises en bouche, on attaque les choses sérieuses. N’ayant pas très faim, je me suis contentée d’entrée plat là où les hommes attaquaient un menu 4 services (60€), et tous nous étions ravis de notre choix. Il faut avouer que c’est difficile de regretter des huitres chaudes gratinées au sabayon au champagne…L’iode se mariait avec merveille au côté plus gras du sabayon,un vrai délice.

Pendant ce temps, les hommes dégustaient un saumon à la fois tendre et charnu, si je me souviens bien au pamplemousse et fenouil.

Ce que j’aime aussi au Stirwen c’est que le plat évolue devant vous, comme cette entrée au bar des hommes, qui arrive sans sauce et est déjà belle en soi, mais change radicalement de look lorsque le serveur vient y ajouter la sauce.

La suite nous ravit aussi puisque leurs ris de veau sont toujours une tuerie. Doré à souhait, accompagnés de champignon, que peut-on rêver de mieux?

Les desserts sont généralement un des points forts du Stirwen, même si je dois avouer ne pas être la bonne personne pour comparer, n’étant généralement pas fan de délices sucrés je compare peu. Je trouve par contre intéressant qu’ils osent régulièrement des associations différentes, lors de notre visite précédente le dessert était à la Rochefort 10 par exemple. Ici, les garçons goutaient plutôt une déclinaison autour du chocolat, somme toute classique mais où les saveurs de cacao explosaient en bouche, quel plaisir.

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Sur cette note sucrée, je vous souhaite une excellente journée, et espère sincèrement vous avoir donné envie de vous déplacer place Jourdan pour aller découvrir ce super coup de cœur qu’est le Stirwen.

 

 

 

#Concours: Le Genco, l’italien du Sablon

Hé, bonjour vous,

Vous l’aviez peut-être vu il y a quelques temps j’avais organisé un concours-rencontre, et la gagnante Lindsay vht avait choisi de goûter le Palo Alto Gin & Food. Mais la vie est ainsi faite qu’il faut des fois adapter le plan de départ, c’est comme cela que du Gin&Food nous sommes arrivées chez Genco.

Je ne sais pas ce qu’il en était pour Lindsay, mais autant vous le dire tout de suite, personnellement j’ai passé un excellent moment, et cela m’a donné envie de faire des concours plus souvent. Les intéressés, intéressées, n’hésitez pas à suivre les annonces Facebook, ca se passe ici.

Comment sommes-nous passées de Palo Alto au Genco? C’est assez simple, combiner nos agendas était en soi un premier défi, mais une fois le moment fixé, nous avons compris que le premier n’était pas ouvert le samedi midi, le second par contre l’était.

Plusieurs personnes m’avaient recommandées ce restaurant, me vantant un resto typique italien sans tomber dans le classique pizza/pâtes. On m’en avait dit qu’il s’agissait plutôt d’un resto simple mais ++.
En résumé, je suis assez d’accord avec ce constat mais j’aimerai le nuancer.

Quand je pense Italie, en général je pense aliments savoureux, plats simples mais fins, je pense en vrac aubergine, mozzarella, stracciatella, truffes, scarmoza, salciccia, artichauts, Saltimbocca,…. Et pas de doute, ici tout était présent. On était peut-être pas dans l’Italie dite classique (entendez pizza/pâtes) mais on était bien dans les ingrédients et plats signatures de l’Italie.

Quand je pense Italie, je pense aussi à bon rapport qualité prix, les italiens ont l’art de créer des plats ultra goutus mais qui par leur simplicité permettent des prix abordables, et si une bonne partie des restos italien que je connais pourraient rivaliser avec les français, ils n’ont pas tendance à rechercher le prix de la nouvelle cuisine.
Ici, c’est différent.  Bien sur, il y a la localisation qui joue, être au Sablon à proximité de Marcolini implique surement des loyers élevés, probablement une clientèle qui a les moyens et qui a envie de mettre du budget dans ses repas, c’est peut-être « select » vu le petit nombre de couverts et un samedi midi, il y a du personnel en salle…. Mais quand même, j’ai vraiment eu l’impression qu’on me servait des ingrédients de premier choix, mais j’aurai aimé payer 20% de moins comme on peut l’avoir dans d’autres italiens de la capitale.

Enfin, quand je pense Italie, je pense chaleureux, et si je n’ai absolument rien à redire sur le service, chaleureux n’est pas le mot qui me vient à l’esprit pour les décrire, mais là c’est vraiment juste une impression fugace.

Dans un décor, carrelage, portes, bois, (j’avoue, j’ai pas tout compris), vous trouverez en plus d’une carte correcte, un tableau de suggestions. La carte est à des prix raisonnables, les suggestions sont plus « volontaristes ».

Alors, cette nourriture?

Ce qui est sympa, c’est que d’emblée on reçoit une mise en bouche, et comme je ne fais pas trop souvent de lentilles,  ca fait plaisir. Après comme on se disait Lindsay & moi, elles sont bonnes, mais c’est surtout qu’elles sont bien présentées, à la maison sur une simple assiette, tout de suite cela susciterait moins d’enthousiasme.

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Lindsay et moi avons craqué en entrée pour la stracciatella aux truffes, et il faut dire qu’elle était non seulement bien fraiche, simplement mais délicatement aromatisée, et qu’ils ne sont pas avares en carpaccio de truffes au dessus. Allez, je chipote vraiment mais pour vous dire le fond de ma pensée, j’ai déjà gouté des champignons avec un gout plus marqué. Ceci dit, perso j’ai  vraiment adoré. Et je pense que ma compagne de dégustation a aussi apprécié son premier fromage filé , son remplissage de Burrata.
Je ne sais pas si cela valait 24,5€ mais j’ai vraiment envie de déjà en remanger.genco2

Pour le plat de résistance, nous avons divergé toutes les deux, là où j’optais pour un traditionnel piccata, ben oui aux cèpes et truffe noire, je ne pouvais pas résister. Je vous ai déjà dit que j’étais fan de champignons? :D. Verdict? Miam! Miam! Miam! Des légumes croquants cuits exactement comme je les aime, et une portion généreuse qui plus est, des carottes aux mange-tout en passant par le brocoli, c’est très sympa.
Une sauce généreuse et gourmande, j’aurai bien léché l’assiette, des cèpes fondants et ca faisait longtemps que je n’en avais plus mangé de pareil.  La viande était bonne, mais j’avoue qu’elle était tellement noyée sous cette superbe sauce que je peux confirmer que j’aimais la texture mais beaucoup moins quel goût elle avait.  Par contre, vu la qualité générale, je n’ai pas vraiment de doute sur le fait qu’elle devait être bonne.

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Parallèlement, Lindsay se lançait à gouter les gnocchis. C’est drôle des gnocchis qui ne sont pas en petite boule, non? Enfin, toujours est-il que Miss parlait beaucoup moins pendant cette partie du repas, j’en déduis qu’elle a du trouver cela bon.

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Et pour clôturer, un immanquable tiramisu

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Dus voilà, quelques heures pour rencontrer une super lectrice (et même recevoir un charmant cadeau), discuter à bâtons rompus, manger extrêmement bien, apprendre de nouveaux conseils photos (vous ne trouvez pas qu’il y en a de plus belles que d’habitude? Merci Lindsay), ca donne envie de recommencer!

Et le genco dans tout ca? Un sympathique resto à la nourriture de qualité, au service sans souci, pas bon marché mais bon peut-on le blâmer en étant au sablon?  L’endroit est cosy, intimiste donc plutôt à faire en amoureux, ou en très petit groupe d’amis (je n’irais pas à plus de 4).
Niveau timing, on a mangé en 2 heures pour mise en bouche, entrée, plat, dessert, peut-être un peu long pour un lunch avec des collègues, mais ils savaient aussi qu’on était samedi et puis c’est la contrepartie de repas frais 🙂

Buon appetito!

 

Bonus voyage: Souvenirs d’Oslo

Je ne sais pas si vous avez aimé lire le triptyque voyage: Madère, Edimbourg, Londres  mais une chose est sure j’ai aimé l’écrire, revivre ces moments précieux entre amies, et en famille. Mais je ressens comme une pointe d’amertume maintenant que c’est fini, or l’amertume je l’aime dans le chocolat, les chicons ou les bières sinon, je trouve cela surfait. Parler de découvertes culinaires à l’étranger sans vous parler d’Oslo, semble avoir cet effet.

Pourquoi ais-je envie de vous parler d’Oslo? Peut-être parce qu’il s’agissait d’un voyage en amoureux super romantique. Ou peut-être parce que nous avons tous les deux adoré la ville, trouvé les gens sympathiques, et mangé super bien dans tous les endroits où nous avons été? Quoi qu’il en soit, je ne l’avais pas fait car cela remonte au mois de mai 2017, et que j’évite d’écrire des articles sur des restaurants goûtés il y a plusieurs mois de peur d’être  plus biaisée que personnelle.

Alors en bonus du triptyque, je vous propose quelques souvenirs culinaires de voyage.
Avant de vous mettre l’eau à la bouche, soyez au fait des points suivants:
Il est possible d’avoir du soleil/ciel bleu (nous n’avons quasi eu que cela) mais la Norvège est plutôt réputée pour la pluie et le froid.
La vie sur place est chère, il ne s’agit pas d’un city trip budget mais bien d’un city trip plaisir.
La monnaie locale est la couronne, pas vraiment de possibilité de payer en €, par contre tout peut se payer par carte (même la grande roue! ou les foodtrucks/baraques à frites), nous n’avons pas une seule fois retiré d’espèces.
L’alcool est TRÈS cher, qu’il s’agisse de bières au supermarché, ou dans un bar, qu’on parle d’alcool fort ou de vin. D’ailleurs, dans la majorité des restos, le menu vin compris est le double du prix du menu sans vin. Vous voilà prévenus, c’est le bon endroit pour reposer vos foies.
Ceci étant dit: Vive Oslo! Et ses bons restos!

En petit repas rapide , je citerai deux lieux: 

Le premier est une pizzeria : Villa Paradiso dans Grünerlokka bien meilleure que celle située dans le centre, même si on a passé un agréable moment chez Olivia.  Elle proposait notamment une pizza à la salsicia et aux épinards frais qui était une véritable tuerie. Un endroit sans prétention, dont le décor n’a pas été vraiment travaillé mais qui a une petite terrasse devant une placette, donc pourquoi pas s’y poser.

Vous préférez être « là où ca se passe », the place to be semble (en partie) être sur les quais. Tous les quais se sont reconvertis en une longue avenue de restos pour tous les styles, et tous les budgets. De la vue sur la marina, au resto « flottant », du burger à l’asiatique, de Jamie’s au TGIF. Bref, vous ne pouvez pas vous tromper, si vous avez faim et ne savez pas où aller.  Psst: c’est valable dès le petit dej si vous allez par exemple au Albert bistro
Nous en avons goûté quelques uns et ma préférence va pour ASIA. Le midi vous y trouverez de rapides lunch, à prix très raisonnable pour la Norvège (oui, partez avec le portefeuille garni, il s’agit du pays que j’ai visité à date où la vie est la plus chère). N’hésitez pas à craquer pour les bentos qui sont d’excellents rapports qualité-prix, mais les plats plus classiques sont tout aussi bons. Le menu est très varié, je pense que tout le monde peut y trouver quelque chose pour lui plaire.
Photo of Asia - Oslo, Norway. Bento Box, great value for money :)

Anca. E. Yelper. Photo Mars 2016

Le bonus? Ils ont une très chouette carte de boissons, avec une carte de bières assez variée. Le soir, pensez à réserver, les jeunes semblent s’y retrouver pour leur pré-soirées, et sont déjà en mode sortie. Ou peut-être est-ce lié au fait qu’un DJ prend place, et qu’on profite de bon son au rythme des plats et des bières.

Et moi, je craque pour la collab Austmann- BBP: La shaman, version norvégienne – un imperial stout avec des notes de chocolat et piment.

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Ou pour budget plus soutenu… 

Tombés par hasard sur cette petite pépite juste parce qu’on cherchait désespérément une terrasse avec deux places de libre, au détour d’une arcade, à l’intérieur de bâtiments, se dressait celle-ci. Et pourtant cela ne payait pas de mine : entre Bislett Kebab et Miss gin.
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Copyright Google maps. Mai 2017

D’une terrasse, ou plutôt lieu de dégustation vu leur fabuleux bar (amateurs de whiskys, c’est pour vous!), nous avons compris que celui-ci était la pointe de l’iceberg, et que nous pouvions prolonger le plaisir par le restaurant qui se trouvait à l’intérieur (qui a aussi une entrée avec pignon sur rue). C’est ça aussi voyager, faire des découvertes totalement inattendues et pourtant tellement géniales.
Je ne sais pas si c’est l’apéro, l’ambiance, la déco qui nous parlait particulièrement (entre batman à table, les murs de briques apparentes, les citations « If you don’t eat you die! ») mais nous avons passé un moment exquis. Nous n’avions pas d’attente envers ce resto et nous n’en avons retiré que du positif. Un service au timing parfait. Une carte de vins variées (même si conformément à la Norvège – aucun à un prix sympa). Des plats à la fois originaux et pourtant bien orchestrés, petits mais franchement, on termine sans avoir faim. Niveau budget, le menu 7 services tourne aux alentours de 90€ hors boissons.  Bon par contre, pas vraiment de menu végé et encore moins vegan.

Bref, nous avons adoré KAMAI et eu depuis plusieurs fois envie d’y retourner. Dommage qu’Oslo ne soit pas la porte d’à côté (et que nous n’ayons pas gagné à l’Euro millions).

Enfin, le fin du fin, c’était le FJORD!

Photo extraite du site web.

Le plus premium de notre voyage, le plus sélectif aussi, un restaurant spécialisé sur les produits de la mer. D’ailleurs, en apéro pour accompagner votre poison on vous propose une mini bourriche d’huîtres (à payer en plus du menu).
Il est classé dans le TOP 10 des restaurants d’Oslo selon plusieurs listes, et il est certain que sur notre échelle à nous aussi il est en haut de celle-ci. D’ailleurs, si vous aimez mettre un peu de budget (comptez 70€ Hors huîtres, hors boisson le menu 6 services), c’est ZE resto qu’on vous recommande sur Oslo. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas très branchée poisson mais là, avec les petits twists proposés, j’y retournerai très très volontiers. Je ne vous en dis pas plus, je préfère que vous alliez le goûter.

Voilàààà, j’espère que ce petit bonus vous a donné envie d’aller manger à Oslo et qu’il clôturait sympathiquement le triptyque voyages.

Et pour ceux à qui cela a donné faim: Bon app!

 

Une visite du chateau d’Edimbourg? Après l’effort, le réconfort au Cannonball

Bonjour,

J’espère que vous êtes bien remis des fêtes et prêts à déguster les nouvelles surprises que le monde nous réserve. Vous êtes plutôt temps gris que ciel bleu, médiéval que méditerranéen, anglais que portugais, £ vs €, vol très court (<2h), vs vol moyen (<6h) alors plutôt que Madère (voir volet 1 du triptyque), préférez Édimbourg. Pour le deuxième volet de ce triptyque voyage, je vous propose de découvrir Cannonball de la famille Contini à Édimbourg.

Parties entre copines, découvrir cette jolie cité médiévale, ce joyau de l’Écosse nous a permis de papillonner dans quelques lieux gourmands, de l’échoppe de fudge artisanal (caramel mou) au gastropub The devil’s advocate , en passant par un excellent brunch  au Clarinda’s tea room, ou encore un repas facile à l’indien en face du théâtre. Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’une des trois enseignes de la famille Contini, celle située en haut de l’avenue Cannongate, contre le château d’Edimburgh.

J’aime ce décor chargé, aux superbes fauteuils confortables, boiseries qui semblent lourdes d’histoire,  lumières tamisées et ambiance feu de bois.

Cannonball Restaurant & Bar(1)

Nous cherchions un lieu gourmand pour nous réchauffer, et quoi de plus réconfortant qu’un traditionnel mac’n’cheese?

IMG_7083 (1)Le bon vieux macaroni au fromage ici existe en deux versions, traditionnelle au cheddar saupoudré de chou-fleur grillé ou la version premium « Lobster Thermidor macaroni cheese »  qui comme son nom l’indique intègre directement du homard frais écossais dans le nettement moins traditionnel macaroni. Celui-ci n’est donc plus agrémenté de cheddar mais de « Isle of Mull cheese » un fromage en provenance directe d’un fermier écossais.

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On compte 21£ pour la version premium vs 12£ pour le traditionnel, et si certes la version premium a petite touche très intéressante, on la trouve un peu chère pour le résultat.

Ayant entendu vanter les mérites de la poitrine de porc écossaise, je me suis laissée tenter parce dernier aromatisé au romarin. Comme la photo le laisse prédire, nous ne sommes pas dans de la fine gastronomie mais plutôt dans le plat en sauce qui réchauffe.

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Goûtue, elle se défait sans être filasse, l’extérieur a été caramélisé et ce cela apporte une nuance sympa. La purée quant à elle contient probablement une bonne motte de beurre, heureusement j’aime cela.  Les légumes sont croquants et on ne regrette pas qu’ils baignent dans la sauce même si un peu trop sucrée à mon goût.  Un très bon plat de brasserie, mais pour 18£ c’est plus la localisation touristique qui justifie son prix que l’exécution bien que bonne.

Une belle carte de whisky est disponible, le resto fournit de plus grandes salles ainsi qu’un fumoir dédié aux cigares si vous souhaitez la jouer Churchill avec votre tourbé.

A noter les prix mentionnés ci dessus sont les prix « lunch », le soir la carte change certains plats ne sont plus disponibles (cf macaronis), de nouveaux apparaissent et ceux qui y restent sont plus chers (ex: la poitrine de porc est à 20£ au lieu de 18£).

Une jolie brasserie, avec un très bon rapport localisation-qualité-prix. Si vous ne jouez pas les touristes par contre, c’est peut-être un chouia trop cher, mais pas de beaucoup.  Si je repasse devant je n’hésiterai pas à y remanger, mais je ne ferai pas le détour explicitement pour y aller.

 

Légende : 1 photo extraite du site internet du restaurant.

Ps 2: je mens un peu, il y a évidemment moyen d’avoir du ciel bleu aussi à Édimbourg, la preuve avec cette photo à la sortie du resto. IMG_7091

Comme un Echte Brusseleir, mangez à la brasserie de la gare

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Quand on pense à Bruxelles, on pense rarement à Berchem-Sainte-Agathe, et pourtant lové contre la gare, à deux pas du Basilix shopping center se trouve une petite perle d’antan. Une brasserie bien Brusseleir, où vous n’êtes ni flamand ni wallon mais bien belge, mais pas de panique si vous êtes étranger vous y serez aussi accueilli à bras ouverts.

Ne vous laissez pas avoir par le triste localisation et son environnement terne, il vaut mieux réserver. Le midi, l’endroit est généralement peuplé par les habitués ou les employés des entreprises avoisinantes qui viennent se délecter d’un traditionnel Américain frites ou du plat signature de l’enseigne : le feuilleté de poularde.

Il faut que je vous confesse que ce plat, j’en ai déjà mangé des dizaines tellement je l’apprécie. Ce n’est probablement pas la description que le chef en ferait mais pour moi il s’agit du meilleur vol au vent de Bruxelles. Onctueux, généreux, on y retrouve ces bouts de volaille qu’on avait fini par oublier à force de ne manger que du blanc. Accompagné d’une bonne portion de frites, le plat à tendance à appeler à la sieste. Et pourtant, on en reprend, on y revient pour ce feuilleté, tellement le mélange entre la sauce qui surplombe le feuilleté et celle dans laquelle nage le poulet se marie bien. Entendons-nous bien, nous ne sommes pas ici dans un restaurant étoilé, mais vraiment dans une excellente brasserie à la belge.

En soirée, pourquoi ne pas déguster un plat traditionnel? Un cabillaud royal sauce mousseline par exemple? En tous cas, si vous aimez les sabayons, ne ratez pas celui au champagne: une petite tuerie.

Au delà de la restauration en tant que tel, on peut apprécier l’endroit malgré sa mauvaise acoustique (le lieu est vraiment bruyant). Le bâtiment date du début 20ème et a été restauré en 1995, tout en conservant son charme typiquement Bruxellois. On retrouve de nombreuses fresques teintées d’humour belge et agrémentées de personnages de bande dessinées.  La décoration se retrouve jusque dans les set de table représentant une carte géographique dont chaque localisation est un mot typiquement Bruxellois, une vraie leçon de Zwanze 🙂

Le personnel est tellement sympa qu’on a presque l’impression de les connaître et ils n’hésitent pas à s’adapter en fonction de vos besoins.

Évidemment on y retrouve quelques bières classiques belges, mais on a aussi la chance d’y retrouver quelques perles de la Brasserie de la Seine, parfait pour compléter l’expérience Brusseleir jusqu’au bout.

N’hésitez pas à faire un petit détour par Berchem-sainte-agathe, le train est juste à côté, la Stib s’arrête à 2 pas, et vous êtes en face du Carrefour Hyper donc pas de problème de stationnement.  Et qui sait, on s’y croisera peut-être un jour, chacun à déguster cette fameuse poularde…

 

 

Carol’s : les premiers pas d’une future grande cheffe

Ce week-end nous avons été fêter en famille les 60 ans du grand padre. C’est donc d’humeur festive et affamés par une belle balade que nous nous attablons chez Carol’s à Butgenbach dans les Cantons de l’Est.

60 ans, c’est important, c’est donc naturellement que toute la famille était là, y compris le petit teckel d’amour, voilà pourquoi nous étions accueilli du côté brasserie. Une belle intention de la part de l’équipe puisque le côté brasserie se démarque par sa déco mais que la carte est similaire au côté resto.

Nous commençons par un apéritif varié: en effet, une dizaine de bières locales sont disponibles mais aussi du vin, des cocktails et un EXCELLENT cocktail maison au sureau qui réussi le pari d’être sucré sans être du tout écœurant.

Passé une très bonne mise en bouche, nous entamons notre festival d’entrées. Cela devient assez rare qu’un resto permette à autant de gens de prendre chacun un plat unique, chez Carol’s c’est possible, vous pouvez choisir à la carte, même en groupe.  Un menu 3 services est disponible pour 30€ mais chacun avait des envies spécifiques nous avons donc choisi à la carte entre classique et retour du chasseur.

Fan de champignons je commence par l’œuf poché aux champignons des bois et je dois avouer que le niveau d’exécution était terrible: un œuf  au cœur coulant et des champignons pleins de saveurs. Définitivement une entrée à déguster sans modération.

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Après une heure, nos plats sont arrivés.  Je commençais à me demander si en ce moment je n’avais pas une malédiction qui me poursuivait de repas qui durent en longueur. Autre bémol chacun reçu son plat à quelques minutes d’écarts. Par contre, mon canard en 3 dimensions était exquis et surtout gargantuesque. Entre le magret, le parmentier de confit de cuisse, et le foie poêlé, je m’en suis mis plein les babines.

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Je vous l’ai dit, ils sont flexibles, on a même pu adapter des entrées en plat, et je croyais que c’était leur flexibilité qui avait impacté leur temps de service. Mais non! Un gentil serveur est venu nous expliquer qu’il y avait eu un problème en cuisine, s’est excusé et a offert une tournée générale pour nous remercier de notre patience. Il n’y a pas à dire, le geste a été fortement apprécié par toute la famille.

Mon impression a été qu’il s’agissait d’une erreur anecdotique et que leur professionnalisme allait y palier à l’avenir et que clairement leur côté commerçant permettait de limiter la frustration. Tout mis l’un dans l’autre, entre leur flexibilité, l’accueil, le choix et la réalisation des plats: c’est vraiment un super resto.

Je ne pense pas que je ferai exprès le chemin Bruxelles Butgenbach pour y aller, mais définitivement si je suis dans la région je ferai le détour pour y retourner!

Et si vous souhaitez avoir plus l’eau à la bouche, voici encore deux autres de leurs réalisations du soir.IMG_6942

 

 

 

 

Miam! La brasserie Lorraine

Quel plaisir, quelle chouette découverte que la brasserie Lorraine.

Petite soeur de la Villa du même nom, la brasserie Lorraine est beaucoup plus jeune et essaye d’attirer les gastronomes en herbe. Entendons-nous bien, elle n’a pas grand chose d’une brasserie si ce n’est peut-être les idées de plat… Mais j’y reviendrai.

Créé en 2009, la Brasserie se définit comme « une brasserie élégante et raffinée… Un décor contemporain particulièrement réussi ». Parlons-en du décor, bien que je ne suis absolument pas spécialisée dans la décoration d’intérieur, j’ai trouvé celui-ci particulièrement hétéroclite, peu intégré et donc en légère discordance avec l’harmonie et le professionnalisme des plats.  Ce n’est pas que je n’appréciais pas l’art présent, c’est que j’ai du mal à comprendre l’ambiance qu’ils ont voulu créer entre les murs lambrissés, les lustres digne d’un repère de chasseurs, le tableau de type street art / collage et celui aux formes géométriques…

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Passé cette première mise en  question, nous recevons une carte fort alléchante et je dois avouer que j’ai bien du mal à me décider devant la quantité de plats qui me parle. Je finis par opter pour des tagliolinis aux cèpes. Et je suis ravie, la portion est effectivement digne d’une brasserie, mais la qualité dépasse largement la bistronomie que je connais. Les cèpes sont juteux, moelleux avec une consistance parfaite, les pâtes sont à la fois dense, légère et en sauce sans qu’on ait l’impression que l’on baigne dans la sauce. Bref, je suis conquise.

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Pendant ce temps, Mr Meerkat décide de prendre un foie gras (22€), l’occasion pour lui de comparer sa dernière trouvaille chez Terre de feu (19€).  Selon Mr Meerkat, la foie gras était de qualité similaire, la décoration de la Brasserie Lorraine légèrement supérieure –  plus distinguée et les quantités de la brasserie étaient moins grandes mais largement suffisantes. La différence de prix ne se justifie pas par le plat en tant que tel mais plutôt par l’expérience autour. Les deux étaient donc excellent, pas sur qu’à l’aveugle ce soit la brasserie qui gagne. IMG_6485

La pièce de résistance est sans contexte d’une qualité hors du commun et c’est là qu’on reconnait tout le savoir-faire des grands chefs.

Grande fan de Ris de veau, je n’ai jamais réussi à en cuisiner, raison pour laquelle renoncer à ce plat dans un bon resto est une torture. Pourtant , quelques belles pièces d’Holstein me faisaient hésiter, j’ai donc confié ma décision au serveur qui sans hésitation a conseillé les Ris meunière, girolles et fèves des marais.IMG_6486

Je ne l’ai pas regretté, tout était excellent, de la sauce aux ris en passant par les girolles. Croquants et moelleux, une sauce subtile, savoureuse. Je rêve déjà d’y retourner.

En face, Mr Meerkat se lançait à l’attaque d’un tartare de thon au citron vert, qui a lui tout seul justifie le fait de ce déplacer jusqu’à Uccle.  Ne vous laissez pas tromper par la piètre qualité de ma photo, la portion est largement suffisante et l’éxécution sans faille.IMG_6487

Pas facile d’accompagner des plats aussi différents de vin, nous nous sommes donc laissés guider par le sommelier pour des suggestions au verre et nous n’avons été déçu par aucun, et agréablement surpris par les découvertes néo zélandaises Marlborough.  Si j’en retiens un de la soirée, ce serait le Bel Ouvrage – Damien Laureau, un excellent chenin blanc. Le vin au verre ou au carafon permet donc une belle alternative pour menu bigarré mais aussi pour éviter de devoir prendre plusieurs bouteilles au vu du prix de celles-ci. Car si les plats sont les prix d’une menu gastronomique dans un restaurant, les vins eux jouent directement dans la gamme des restaurants gastronomiques – comptez 80€ la bouteille d’un « petit » vin français.

Personnellement j’étais repue, mais Mr Meerkat, fait rare, avait tellement profité de son repas qu’il a choisi de le prolonger par un moelleux au chocolat dont je tairais les délices.

A noter que si vous souhaitez maitriser votre budget, un menu Bib-gourmand est disponible pour la somme de 37€ et à ce prix là, ce serait dommage de s’en priver.

En conclusion, bien qu’ils se définissent comme une brasserie, le niveau d’exécution est très largement supérieur à la moyenne des restaurants dit-gastronomiques et si le service est plus léger qu’à la Villa, il n’en reste pas moins beaucoup plus soutenu que dans une brasserie. La carte des boissons n’est pas non plus en ligne avec ma définition de brasserie.

Vous cherchez un repas sur le pouce ou une bouffe bonne franquette, passez votre chemin. Vous avez un évènement à fêter ou souhaitez vous faire plaisir et n’avez pas envie d’un service tiré à quatre épingles ni d’une musique d’ascenseur en arrière plan entouré de vieux bourgeois, vous êtes au bon endroit.

 

En tous cas, nous, on y retournera!

 

A l’ombre de la ville: la découverte aigre douce

La curiosité attisée par le post de Belge une fois, j’avais moi aussi envie de me faire un avis sur le magique A l’ombre de la ville.

C’est une découverte tout en nuances que j’ai vécue dimanche soir, alternant les côtés franchement sympas et quelques petites déconvenues.

Le resto se situe non loin de la porte de Namur à Bruxelles dans une petite ruelle où l’on découvre une table discrètement placée près de la devanture. Le logo est superbe et représentatif du côté délibérément romantique.

L’ambiance, le cadre, la déco est franchement un des plus de ce resto et si je devais y associer un seul mot ce serait POÉTIQUE.  On entre dans une maison tout en longueur dans une première pièce, ancienne épicerie qui en conserve le charme avec ses paniers à fruits et légumes.  Par contre, je me demande toujours pourquoi ceux-ci ne sont pas en lien avec les plats à la carte.  Et on traverse celle-ci pour retrouver une table au fond dans un décor bleu turquoise qui me ravit vu qu’il s’agit de mes couleurs préférées. C’est sur, je suis dans l’humeur idéale pour déguster entre amies.

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Et la vue sur la terrasse me fait déjà envisager d’y revenir au printemps…(2)

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Après quelques minutes, la serveuse tout sourire, nous propose l’apéro: ici pas de carte, c’est donc à l’aveugle que l’on choisit entre un Cava aromatisé à l’hibiscus/violette/pastèque ou un Martini Rosato ou un Gin tonic.
J’opte pour le Gin et je suis à nouveau visuellement ravie: le verre est très généreux, la soirée va vite décoller. Dommage quand même que la serveuse n’ait aucune idée du gin choisi et que le goût de celui-ci soit largement noyé dans le sirop d’hibiscus. J’ai quand même fini par diluer mon verre à l’eau pétillante… Mais peut-être est-ce lié au fait que je ne suis pas très sucrée.

Une tasse de thé en porcelaine est un support de mise en bouche intéressante pour nous servir une bon petit velouté de potiron. Dommage que celui-ci soit si petit.

D’autant plus dommage qu’il nous a fallu une heure pour recevoir la carte, ce qui me fait quand même tiquer à partir du moment où les horaires de réservation sont imposés (3 tranches possibles) et où donc j’imagine qu’ils sont rodés. Évidemment, c’est un dimanche soir, ils ont peut-être eu une dure semaine mais j’avais faim…

En entrée, c’est la poêlée de champignons des bois et œuf de caille qui a retenu mon attention. Très bon, simple, mais une sauce subtile qui sait nous donner envie de racler allégrement tout le plat avec le pain. IMG_6461 (2)

Pendant ce temps, Miss cheerful se lance sur les crustacés et reçoit une très jolie saint jacques. Si j’ai bien compris, c’était bon mais avec un goût de trop peu, pas l’idéal donc mais sympa.

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Au niveau des boissons, une formule que je trouve assez cool: tous les vins sont au même prix (mais que je ne connais pas avant de découvrir la note), et sont disponibles au verre ou à la bouteille de quoi faire quelques chouettes découvertes. On nous propose ici le choix entre 2 rouges un espagnol et un italien. Si je suis conquise par la formule, ce n’est pas spécialement le cas par les vins, ils sont corrects mais pas spécialement à mon goût.

Au niveau des plats, nous choisissons toutes les trois une voie différente, la première opte pour un risotto que j’ai personnellement trouvé bon mais un peu fade.

IMG_6464 (2) La seconde valide un filet de cerf qui m’a semblé très bien préparé et avec une jolie garniture et on comprend l’utilisation de leur #wealllovevegetables

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Personnellement je n’avais pas résisté à lorgner la page facebook avant d’y aller, et en voyant cette photo (3) : Image may contain: flower and food

je ne pouvais que craquer sur ce veau grillé aux girolles, vitelotte et châtaignes.

Malheureusement pour moi, le chef n’avait plus de girolles à disposition, et nous ne l’avons appris qu’une fois l’assiette à table. Vu que j’avais choisi le plat dans ce but, j’étais assez déçue. Notons qu’ils ont décompté 4€ du plat vu le manque de girolles et rajouté une portion de purée vitelotte après. Finalement, mon assiette ne ressemblait pas du tout à la photo Facebook ultra attirante mais elle restait  gourmande et j’aime le fait qu’un chef puisse utiliser sa créativité du jour.

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On ne nous a pas proposé de dessert, dommage nous avions encore un petit creux, probablement un mix entre les discussions entre copines, le vin et l’attente.

Arrive la note et je dois avouer qu’en sortant, nous la trouvions toutes les trois un peu salée. En la revoyant à tête reposée, 170€ pour 3 inclus apéro, entrée plat et 2,5 verre de vin par personne, n’est pas spécialement excessif. Un chouette MERCI personnalisé sur la note m’a quand même fait plaisir. Une fois de plus un point aigre doux donc.

Pour résumer je dirais donc qu’il s’agit d’un cadre vraiment poétique et différent qui vaut le détour, d’une cuisine intéressante. L’expérience ne m’a pas complètement convaincu mais si on m’y invitait je serai prête à laisser une autre chance car j’ai vraiment eu l’impression d’un potentiel supérieur et qu’il ne s’agissait pas de leur meilleure journée.

Et vous, qu’en avez-vous pensé?

Bonne journée,

WM

Crédits : 

Photos 1 / 2/ 3 ambiance et décor issues de la  page facebook du restaurant

Photo by Clélia Mathieu Photography

 

Terre de feu, et si on mangeait en famille?

En tous cas, c’est l’impression que cela donne, manger en famille, tellement Angelo, le patron/cuistot/serveur/conseiller en vin est accueillant.

TERRE DE FEU(1)

Loin du restaurant de viandes argentin que le nom pourrait laisser présager, on se trouve ici face à une cuisine traditionnelle. Fermez les yeux, et imaginez, votre grand-mère vous servant des plats généreux (tu en reprendras bien un petit peu?), gouteux, en sauce…. Bon, cela ne fonctionne que si votre grand-mère cuisine super bien, car on est loin des carbonnades élastiques, le restaurant a un certain niveau.

Familial car on s’y sent comme chez soi, accueilli avec ce sourire qu’un vieil ami qui vous retrouverait aurait en vous reconnaissant. Familial car on sort de là, la peau du ventre bien tendue.  Familial car on s’adapte avec plaisir aux intolérances signalées en dernière minute, et même plus, le menu est adapté pour tous afin que l’on puisse tous profiter de l’upgrade girolles. Familial car les petits bouts sont les bienvenus, d’ailleurs le patron vous prévient directement « d’ici la fin de la soirée, le petit loup finira dans mes bras ».

On le sent, le patron aime cuisiner et a envie de partager sa passion sans chichis. C’est savoureux, sans être sophistiqué. C’est généreux, sans être lourd (mais promis, vous n’aurez plus faim). L’ambiance y est décontractée et pimentée de petites blagues, sans être potache.

Nous avons craqué pour le menu gibier, 49€. Ne vous laissez pas avoir par la mise en bouche, ces rillettes de saumon sont gourmandes et donnent envie d’être étalées encore et encore sur le pain tout chaud, mais la suite sera encore meilleure, ce serait dommage d’être calé par la mise en bouche.

Pour commencer, une entrée de carpaccio de cerf à l’huile de champignons sauvages. Ayant entendu que nous adorions les champignons et vu que Miss Grelot est intolérante au lactose, nous avons eu la chance d’échanger le parmesan contre des girolles à l’ail.
D’habitude, je considère que le carpaccio de cerf, c’est surfait par rapport à un bon bœuf maturé, mais ici j’ai vraiment trouvé l’accord ail-girolles super intéressant.  Mr Meerkat ayant décidé de faire l’original, n’a pas pris le menu, et a donc choisi en entrée le foie gras. Une fois de plus, on retrouve la générosité du patron puisqu’il amène une portion XL en disant « vu que tout le monde va vouloir goûter…. », et il a raison, vu la qualité du foie gras, tout le monde a goûté. Attention, pas de pâté ici, un vrai foie cuit au torchon, accompagné de son chutney de kaki-pomme.  On remarque ici le choix de fruits de saison et le kaki-pomme est excellent.

Photo of Terre de Feu - Chaumont-gistoux, Brabant Wallon, Belgium. Entrée fois gras(2)

On continue le repas avec un filet de biche aux griottes et cointreau. Là aussi, pas de doute, le patron aime partager: les morceaux de filet sont de taille brasserie, mais leur cuisson et tendresse relève clairement du restaurant. Pendant ce temps, Mr Meerkat goûtait à la carte la cote de biche sauce grand veneur.

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La viande est juteuse, la cuisson réussie, le morceau est clairement la pièce centrale de part sa taille et son travail. Les accompagnements sont bons, simples, mais pas spécialement à retenir.

Pour finir le menu, nous choisissons Mr Beard & moi-même l’assiette de fromages, qui a l’avantage d’être servie à bonne température. C’est fou le nombre de restos qui servent le fromage ultra froid. Une très bonne façon de terminer la journée.

Verdict? Un excellent moment, j’ai bien mangé, je me suis sentie vraiment à l’aise, et les portions généreuses m’ont fait me sentir à la maison. Pas de doute, le rapport quantité-prix n’est pas du tout surfait. La qualité est aussi présente, c’est certain, mais peut-être pas le raffinement que je recherche à ce prix-là.

J’y reviendrais. Si j’habitais dans le coin, je deviendrais probablement une habituée, pour un plat , car c’est vraiment agréable de trouver un resto aussi sympatoche, généreux, sans chichi, où l’on mange bien avec de la recherche mais sans spécialement de finesse ou d’association osée.

N’hésitez pas à passer la porte et à découvrir Terre de feu …

 

 

 

Ps: aimer l’ail est un plus pour apprécier la cuisine ici 🙂

 

 

Légende photos:
Comme vous le savez, je n’aime pas prendre des photos au restaurant. Une fois de plus j’ai donc oublié de mitrailler en mangeant.  Les photos sont donc extraites de différents sites internet, mais sont toutes représentatives de ce que nous avons expérimenté.

(1) : https://www.resto.be/restaurant/chaumont-gistoux/1325-chaumont-gistoux/1097-terre-de-feu/#/step1

(2) : Yelp par Chris G. 2016
https://www.yelp.com/biz_photos/terre-de-feu-chaumont-gistoux?select=Ec4ox5F5J1rP03Yyt6CeuA

(3) Trip Advisor par Sabrina F. 2015

https://fr.tripadvisor.be/Restaurant_Review-g2364587-d3706094-Reviews-Terre_de_Feu-Chaumont_Gistoux_Walloon_Brabant_Province_Wallonia.html#photos;geo=2364587&detail=3706094&ff=154166765&albumViewMode=hero&aggregationId=101&albumid=101&baseMediaId=154166765&thumbnailMinWidth=50&cnt=30&offset=-1&filter=7&autoplay=