Bonus voyage: Souvenirs d’Oslo

Je ne sais pas si vous avez aimé lire le triptyque voyage: Madère, Edimbourg, Londres  mais une chose est sure j’ai aimé l’écrire, revivre ces moments précieux entre amies, et en famille. Mais je ressens comme une pointe d’amertume maintenant que c’est fini, or l’amertume je l’aime dans le chocolat, les chicons ou les bières sinon, je trouve cela surfait. Parler de découvertes culinaires à l’étranger sans vous parler d’Oslo, semble avoir cet effet.

Pourquoi ais-je envie de vous parler d’Oslo? Peut-être parce qu’il s’agissait d’un voyage en amoureux super romantique. Ou peut-être parce que nous avons tous les deux adoré la ville, trouvé les gens sympathiques, et mangé super bien dans tous les endroits où nous avons été? Quoi qu’il en soit, je ne l’avais pas fait car cela remonte au mois de mai 2017, et que j’évite d’écrire des articles sur des restaurants goûtés il y a plusieurs mois de peur d’être  plus biaisée que personnelle.

Alors en bonus du triptyque, je vous propose quelques souvenirs culinaires de voyage.
Avant de vous mettre l’eau à la bouche, soyez au fait des points suivants:
Il est possible d’avoir du soleil/ciel bleu (nous n’avons quasi eu que cela) mais la Norvège est plutôt réputée pour la pluie et le froid.
La vie sur place est chère, il ne s’agit pas d’un city trip budget mais bien d’un city trip plaisir.
La monnaie locale est la couronne, pas vraiment de possibilité de payer en €, par contre tout peut se payer par carte (même la grande roue! ou les foodtrucks/baraques à frites), nous n’avons pas une seule fois retiré d’espèces.
L’alcool est TRÈS cher, qu’il s’agisse de bières au supermarché, ou dans un bar, qu’on parle d’alcool fort ou de vin. D’ailleurs, dans la majorité des restos, le menu vin compris est le double du prix du menu sans vin. Vous voilà prévenus, c’est le bon endroit pour reposer vos foies.
Ceci étant dit: Vive Oslo! Et ses bons restos!

En petit repas rapide , je citerai deux lieux: 

Le premier est une pizzeria : Villa Paradiso dans Grünerlokka bien meilleure que celle située dans le centre, même si on a passé un agréable moment chez Olivia.  Elle proposait notamment une pizza à la salsicia et aux épinards frais qui était une véritable tuerie. Un endroit sans prétention, dont le décor n’a pas été vraiment travaillé mais qui a une petite terrasse devant une placette, donc pourquoi pas s’y poser.

Vous préférez être « là où ca se passe », the place to be semble (en partie) être sur les quais. Tous les quais se sont reconvertis en une longue avenue de restos pour tous les styles, et tous les budgets. De la vue sur la marina, au resto « flottant », du burger à l’asiatique, de Jamie’s au TGIF. Bref, vous ne pouvez pas vous tromper, si vous avez faim et ne savez pas où aller.  Psst: c’est valable dès le petit dej si vous allez par exemple au Albert bistro
Nous en avons goûté quelques uns et ma préférence va pour ASIA. Le midi vous y trouverez de rapides lunch, à prix très raisonnable pour la Norvège (oui, partez avec le portefeuille garni, il s’agit du pays que j’ai visité à date où la vie est la plus chère). N’hésitez pas à craquer pour les bentos qui sont d’excellents rapports qualité-prix, mais les plats plus classiques sont tout aussi bons. Le menu est très varié, je pense que tout le monde peut y trouver quelque chose pour lui plaire.
Photo of Asia - Oslo, Norway. Bento Box, great value for money :)

Anca. E. Yelper. Photo Mars 2016

Le bonus? Ils ont une très chouette carte de boissons, avec une carte de bières assez variée. Le soir, pensez à réserver, les jeunes semblent s’y retrouver pour leur pré-soirées, et sont déjà en mode sortie. Ou peut-être est-ce lié au fait qu’un DJ prend place, et qu’on profite de bon son au rythme des plats et des bières.

Et moi, je craque pour la collab Austmann- BBP: La shaman, version norvégienne – un imperial stout avec des notes de chocolat et piment.

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Ou pour budget plus soutenu… 

Tombés par hasard sur cette petite pépite juste parce qu’on cherchait désespérément une terrasse avec deux places de libre, au détour d’une arcade, à l’intérieur de bâtiments, se dressait celle-ci. Et pourtant cela ne payait pas de mine : entre Bislett Kebab et Miss gin.
thorvald
Copyright Google maps. Mai 2017

D’une terrasse, ou plutôt lieu de dégustation vu leur fabuleux bar (amateurs de whiskys, c’est pour vous!), nous avons compris que celui-ci était la pointe de l’iceberg, et que nous pouvions prolonger le plaisir par le restaurant qui se trouvait à l’intérieur (qui a aussi une entrée avec pignon sur rue). C’est ça aussi voyager, faire des découvertes totalement inattendues et pourtant tellement géniales.
Je ne sais pas si c’est l’apéro, l’ambiance, la déco qui nous parlait particulièrement (entre batman à table, les murs de briques apparentes, les citations « If you don’t eat you die! ») mais nous avons passé un moment exquis. Nous n’avions pas d’attente envers ce resto et nous n’en avons retiré que du positif. Un service au timing parfait. Une carte de vins variées (même si conformément à la Norvège – aucun à un prix sympa). Des plats à la fois originaux et pourtant bien orchestrés, petits mais franchement, on termine sans avoir faim. Niveau budget, le menu 7 services tourne aux alentours de 90€ hors boissons.  Bon par contre, pas vraiment de menu végé et encore moins vegan.

Bref, nous avons adoré KAMAI et eu depuis plusieurs fois envie d’y retourner. Dommage qu’Oslo ne soit pas la porte d’à côté (et que nous n’ayons pas gagné à l’Euro millions).

Enfin, le fin du fin, c’était le FJORD!

Photo extraite du site web.

Le plus premium de notre voyage, le plus sélectif aussi, un restaurant spécialisé sur les produits de la mer. D’ailleurs, en apéro pour accompagner votre poison on vous propose une mini bourriche d’huîtres (à payer en plus du menu).
Il est classé dans le TOP 10 des restaurants d’Oslo selon plusieurs listes, et il est certain que sur notre échelle à nous aussi il est en haut de celle-ci. D’ailleurs, si vous aimez mettre un peu de budget (comptez 70€ Hors huîtres, hors boisson le menu 6 services), c’est ZE resto qu’on vous recommande sur Oslo. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas très branchée poisson mais là, avec les petits twists proposés, j’y retournerai très très volontiers. Je ne vous en dis pas plus, je préfère que vous alliez le goûter.

Voilàààà, j’espère que ce petit bonus vous a donné envie d’aller manger à Oslo et qu’il clôturait sympathiquement le triptyque voyages.

Et pour ceux à qui cela a donné faim: Bon app!

 

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Le champignon de Bruxelles : une vue différente de la culture

# Souvenir

Il y a quelques temps, Mr Meerkat et moi avons décidé d’aller visiter une des nouvelles champignonnière de Bruxelles, ou peut-être devrais-je dire une champignobière.
Hé oui, l’originalité du projet, en plus de faire de l’agriculture urbaine au cœur des abattoirs d’Anderlecht, c’est de faire de l’économie circulaire et donc de créer à base de restes, en l’occurrence des drêches.

 

L’économie circulaire

coopcirculaire

Image : https://www.lechampignondebruxelles.be/cooperative/

Ce ne sont pas les seuls à Bruxelles à faire de l’économie circulaire locale, on pense notamment à Permafungi qui cultive des pleurotes sur base de marc de café des Exkis locaux , au Brusselsbeerproject qui recycle du pain rassis afin de produire sa bière Babylone, Life is wonderpoule qui incite à remettre les poules dans nos ménages afin de diminuer les déchets et des produire: des œufs…  Bruxelles capitale soutient le développement de ce type de projet et a notamment créé www.circularprojects.brussels comme plateforme de soutien et d’appel à projets.

 

Le champignon de Bruxelles

Donc ce champignon de Bruxelles qu’est ce que c’est? Il s’agit en fait de Shiitake*, un champignon d’origine asiatique qui se déguste aussi bien cru que cuit. Vieux de plus de 2000 ans il se développe naturellement sur du bois en décomposition. Ce champignon

fort goûtu présente de nombreux avantages d’un point de vue nutritionnel: son principal composant est le lentinane. Il est une excellente source de cuivre, vitamine B5 et même de vitamine D* dont une bonne partie des belges manque.

La visite de la champignonnière

Trouver l’entrée relève du jeu de piste, d’ailleurs à notre arrivée, trois autres duos sont en ligne avec les organisateurs pour se retrouver dans le dédale du marché des abattoirs. On se sent tout de suite bienvenu et on a presque l’impression de retrouver un pote tellement l’accueil est agréable. Vu le décalage des arrivées, la visite commence avec une bonne demi-heure de retard dans la bonne humeur. Si vous souhaitez visiter, pensez donc à prévoir de la marge le temps de trouver l’entrée, et pour ne pas manquer la fin de la visite.

On commence par une superbe vidéo sur les champignons dans tous leurs états commentée par le guide, un peu dans le style de :

L’antre du Champignon de Bxl s’ouvre à nous, c’est toujours sympa de redécouvrir les caves de Cureghem et la prochaine étape est un petit jeu pour introduire l’économie circulaire, puis on se tourne vers un dessin lacunaire pour s’assurer de comprendre la morphologie d’un champignon.

On passe alors à la visite proprement dite, ne vous attendez pas à marcher des masses, quelques mètres à peine séparent les différentes installations et il faut avouer que cela parait rudimentaire.IMG_5241

Toute la magie réside dans les conditions et dans le renouvellement du champignon. Sur cette dernière étape le biologiste de l’équipe travaille encore dur afin de réussir à auto-gérer cette ressource.  Afin de s’assurer que chaque étape est scrupuleusement respectée celles-ci sont affichées et accompagnées d’un QR code.

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A noter, la dimension humaine du projet qui propose régulièrement à des personnes non qualifiées du travail.

L’équipe a décidément bien réfléchi au côté inclusif et didactique, on passe maintenant à une activité collective surprise – que je ne gâcherai pas –  et qui nous délivre un petit cadeau.

Pour clôturer en beauté, on déguste une poêlée  de shiitakés déglacés au saké. Pour les non-végétariens, ils proposent de saupoudrer de flocons de poisson séchés: intéressant mais je me contenterai de la version végé.

En résumé, j’ai passé une excellente après-midi, la visite est simple et conviviale, le guide très abordable et on découvre une autre facette de l’agriculture urbaine. Je recommande!

Attention, c’est sur réservation ; -)

Bonne visite,

FF

 

*Ps: ils ont récemment commencé à produire  2 autres champignons qui feront peut-être l’objet d’un futur article. 

*Takamura K, Hoshino H. Determination of vitamin D2 in shiitake mushroom (Lentinus edodes) by high-performance liquid chromatography. Journal of Chromatography 1991

BxlBeerFest : Not just another beer festival?

# Souvenir

Le 26-27 août naissait le premier BxlBeerFest, ne vous méprenez pas, il ne s’agissait pas du tout du premier festival de la bière artisanale et encore moins le premier week-end dédié à la bière en notre beau pays brassicole.

Les événements brassicoles ne manquent pas à Bruxelles: estudiantins comme La Brassicole  organisée par le Semeur de l’ULB depuis de nombreuses années en mars, grand public comme La fête de la bière événement gratuit envahissant la grand place le premier week-end de septembre avec près de 45 brasseurs de tous types, ou encore les plus récents festivals dédiés à la bière artisanale tel que l’indépendant SWAFFF! en juin, où le dernier Good beer feast du BrusselBeerProject qui reviendra sur les devants de la scène en octobre en le rebaptisant Wanderlust.

Il n’est guère facile de se démarquer dans ce cas et le BxlBeerfest a plutôt réussi à son coup.

Entendons-nous bien, il me semble que de nombreuses pistes d’amélioration existent: tout d’abord au niveau de leur communication: difficile de s’assurer qu’on parle bien du même festival que les copains quand les chartes graphiques sont aussi différentes selon les canaux de comm.

Je ne parle même pas du choix du nom poussant à croire que les organisateurs sont le brusselbeerproject alors qu’il n’en est rien.

Ensuite, parce que malgré un chouette programme, ce n’est que sur place que la majorité d’entre nous a compris qu’il y avait autre chose à faire que boire. Et c’est bien dommage, car du coup, ne s’étant pas organisé dans cette optique, nous n’avons pas pu bénéficier ni de la conférence de Damien Bouchéry jeune chef montant de la gastronomie Bruxelloise sur ses accords mets-bières, ni des propositions de food pairing du chocolatier Laurent Gerbaud.

Je trouve dommage leur gestion minimaliste des BOB, un événement bibitif rien de plus sympa tant qu’on ne perd pas un ami sur la route. Et si, n’habitant pas Bxl, vous avez fait le choix malin de venir avec un BOB, vous lui devez un énorme merci. En effet, à part une fontaine à eau gratuite, rien n’a été prévu pour lui.

Enfin, selon moi un bémol au niveau de l’ambiance, fond sonore inexistant – en tous cas dans mon souvenir-, fin du festival tôt en soirée, bref ce n’était pas la fête. Pas d’animation prévue que ce soit un groupe de musique ou autre artiste, …
C’est bon, on se fait plaisir, on déguste en faisant rouler la bière sur son palais, mais on se croirait au bar de l’hôtel des 3 faisans de Brel et surement pas chez la Grosse Adrienne.  Peut-être que je suis trop jeune par rapport au public visé.

Niveau restauration de petites attentions ont été prévues, si le choix m’a semblé fort restreint j’ai trouvé les propositions ambitieuses et en ligne avec le côté bistronomique de l’événement. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de goûter pour vous confirmer si le goût faisait honneur aux dénominations.

Dernier point, le lieu est assez grand et aéré, il n’y a pas trop de bruit, il fait propre, les gens se comportent dignement, pas de souci pour y amener vos bouts de chou. Par contre, le festival n’a pas été pensé pour eux: en dehors des nourrissons qui ne seront pas contre une balade, cela n’a pas d’intérêt pour eux.

Ceci dit, j’y retournerai. Mais pourquoi me direz-vous? 9 euros d’entrée hors consommation, n’est-ce pas trop cher? 
Tout simplement parce que pour une première édition, on leur passe allègrement leurs erreurs de jeunesse au vu de la qualité de leur sélection. Les brasseries présentes justifiaient largement l’investissement temps et prix. Que le verre a emporté à la fin du festival est une cerise sur le gâteau bien sympa et que cela fait plaisir de voir cohabiter autant de brasseries artisanales bruxelloises aussi bien entourées et que j’ai hâte l’année prochaine de participer aux conférences et aux workshops.
Et puis, c’était sympa de trouver BeerHive dont j’ai hâte de télécharger l’application et d’avoir Untappd adapté en temps réel.

beerhive

Un échoppe a été prévue si vous voulez repartir avec des bières ou autres goodies à emporter.

Je ne résiste pas à vous confier mes belles découvertes du week-end:

Dans les incontournables belges:
La brasserie de la senne nous signe une superbe Wadesda#7 une saison au nez perturbant mais résolument intéressante sublimée au lambic Cantillon

L’Eternity du Brusselbeerproject, qui explore les connections neuronales entre musique et bière dans cette collaboration avec Vitalic – Voyager  dans cette gose étonnante aux accents de Gin tonic.  Pas sure que ce soit celle que je recommanderai quand j’ai envie d’une bière, mais résolument une super boisson rafraîchissante pour un apéro au soleil.

Ceux qui ont fait le déplacement:

L’IPA de la journée fut pour moi Lambda Lambda Lambda de Melvin Brewing dont l’arrière goût me répètait: Más! Et comme ils le disent si bien : « If your beer is not madness, it’s not beer »

Non seulement les brasseurs étaient super sympas, le nom de la brasserie est terrible: Rocket Brewing Compagny  mais surtout ces danois m’ont épatés avec leur bière acide au lila! Osez tenter quelque chose de différent: Purple Nights

Enfin je terminerai sur l’humour des Ukrainiens du prvadabeertheatre qui m’ont fait marrer avec leurs étiquettes déjantées et dont la Dwipa était vraiment sympa.

 

Sur ce, Nasdrovia!

FF