Bonus voyage: Souvenirs d’Oslo

Je ne sais pas si vous avez aimé lire le triptyque voyage: Madère, Edimbourg, Londres  mais une chose est sure j’ai aimé l’écrire, revivre ces moments précieux entre amies, et en famille. Mais je ressens comme une pointe d’amertume maintenant que c’est fini, or l’amertume je l’aime dans le chocolat, les chicons ou les bières sinon, je trouve cela surfait. Parler de découvertes culinaires à l’étranger sans vous parler d’Oslo, semble avoir cet effet.

Pourquoi ais-je envie de vous parler d’Oslo? Peut-être parce qu’il s’agissait d’un voyage en amoureux super romantique. Ou peut-être parce que nous avons tous les deux adoré la ville, trouvé les gens sympathiques, et mangé super bien dans tous les endroits où nous avons été? Quoi qu’il en soit, je ne l’avais pas fait car cela remonte au mois de mai 2017, et que j’évite d’écrire des articles sur des restaurants goûtés il y a plusieurs mois de peur d’être  plus biaisée que personnelle.

Alors en bonus du triptyque, je vous propose quelques souvenirs culinaires de voyage.
Avant de vous mettre l’eau à la bouche, soyez au fait des points suivants:
Il est possible d’avoir du soleil/ciel bleu (nous n’avons quasi eu que cela) mais la Norvège est plutôt réputée pour la pluie et le froid.
La vie sur place est chère, il ne s’agit pas d’un city trip budget mais bien d’un city trip plaisir.
La monnaie locale est la couronne, pas vraiment de possibilité de payer en €, par contre tout peut se payer par carte (même la grande roue! ou les foodtrucks/baraques à frites), nous n’avons pas une seule fois retiré d’espèces.
L’alcool est TRÈS cher, qu’il s’agisse de bières au supermarché, ou dans un bar, qu’on parle d’alcool fort ou de vin. D’ailleurs, dans la majorité des restos, le menu vin compris est le double du prix du menu sans vin. Vous voilà prévenus, c’est le bon endroit pour reposer vos foies.
Ceci étant dit: Vive Oslo! Et ses bons restos!

En petit repas rapide , je citerai deux lieux: 

Le premier est une pizzeria : Villa Paradiso dans Grünerlokka bien meilleure que celle située dans le centre, même si on a passé un agréable moment chez Olivia.  Elle proposait notamment une pizza à la salsicia et aux épinards frais qui était une véritable tuerie. Un endroit sans prétention, dont le décor n’a pas été vraiment travaillé mais qui a une petite terrasse devant une placette, donc pourquoi pas s’y poser.

Vous préférez être « là où ca se passe », the place to be semble (en partie) être sur les quais. Tous les quais se sont reconvertis en une longue avenue de restos pour tous les styles, et tous les budgets. De la vue sur la marina, au resto « flottant », du burger à l’asiatique, de Jamie’s au TGIF. Bref, vous ne pouvez pas vous tromper, si vous avez faim et ne savez pas où aller.  Psst: c’est valable dès le petit dej si vous allez par exemple au Albert bistro
Nous en avons goûté quelques uns et ma préférence va pour ASIA. Le midi vous y trouverez de rapides lunch, à prix très raisonnable pour la Norvège (oui, partez avec le portefeuille garni, il s’agit du pays que j’ai visité à date où la vie est la plus chère). N’hésitez pas à craquer pour les bentos qui sont d’excellents rapports qualité-prix, mais les plats plus classiques sont tout aussi bons. Le menu est très varié, je pense que tout le monde peut y trouver quelque chose pour lui plaire.
Photo of Asia - Oslo, Norway. Bento Box, great value for money :)

Anca. E. Yelper. Photo Mars 2016

Le bonus? Ils ont une très chouette carte de boissons, avec une carte de bières assez variée. Le soir, pensez à réserver, les jeunes semblent s’y retrouver pour leur pré-soirées, et sont déjà en mode sortie. Ou peut-être est-ce lié au fait qu’un DJ prend place, et qu’on profite de bon son au rythme des plats et des bières.

Et moi, je craque pour la collab Austmann- BBP: La shaman, version norvégienne – un imperial stout avec des notes de chocolat et piment.

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Ou pour budget plus soutenu… 

Tombés par hasard sur cette petite pépite juste parce qu’on cherchait désespérément une terrasse avec deux places de libre, au détour d’une arcade, à l’intérieur de bâtiments, se dressait celle-ci. Et pourtant cela ne payait pas de mine : entre Bislett Kebab et Miss gin.
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Copyright Google maps. Mai 2017

D’une terrasse, ou plutôt lieu de dégustation vu leur fabuleux bar (amateurs de whiskys, c’est pour vous!), nous avons compris que celui-ci était la pointe de l’iceberg, et que nous pouvions prolonger le plaisir par le restaurant qui se trouvait à l’intérieur (qui a aussi une entrée avec pignon sur rue). C’est ça aussi voyager, faire des découvertes totalement inattendues et pourtant tellement géniales.
Je ne sais pas si c’est l’apéro, l’ambiance, la déco qui nous parlait particulièrement (entre batman à table, les murs de briques apparentes, les citations « If you don’t eat you die! ») mais nous avons passé un moment exquis. Nous n’avions pas d’attente envers ce resto et nous n’en avons retiré que du positif. Un service au timing parfait. Une carte de vins variées (même si conformément à la Norvège – aucun à un prix sympa). Des plats à la fois originaux et pourtant bien orchestrés, petits mais franchement, on termine sans avoir faim. Niveau budget, le menu 7 services tourne aux alentours de 90€ hors boissons.  Bon par contre, pas vraiment de menu végé et encore moins vegan.

Bref, nous avons adoré KAMAI et eu depuis plusieurs fois envie d’y retourner. Dommage qu’Oslo ne soit pas la porte d’à côté (et que nous n’ayons pas gagné à l’Euro millions).

Enfin, le fin du fin, c’était le FJORD!

Photo extraite du site web.

Le plus premium de notre voyage, le plus sélectif aussi, un restaurant spécialisé sur les produits de la mer. D’ailleurs, en apéro pour accompagner votre poison on vous propose une mini bourriche d’huîtres (à payer en plus du menu).
Il est classé dans le TOP 10 des restaurants d’Oslo selon plusieurs listes, et il est certain que sur notre échelle à nous aussi il est en haut de celle-ci. D’ailleurs, si vous aimez mettre un peu de budget (comptez 70€ Hors huîtres, hors boisson le menu 6 services), c’est ZE resto qu’on vous recommande sur Oslo. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas très branchée poisson mais là, avec les petits twists proposés, j’y retournerai très très volontiers. Je ne vous en dis pas plus, je préfère que vous alliez le goûter.

Voilàààà, j’espère que ce petit bonus vous a donné envie d’aller manger à Oslo et qu’il clôturait sympathiquement le triptyque voyages.

Et pour ceux à qui cela a donné faim: Bon app!

 

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London calling : Cây tree

Il y a quelques semaines, je rendais visite à une de mes amies expat Miss Pink, avec Miss Sweet. Londres n’est-il pas la destination idéale pour clôturer notre premier triptyque voyage? Beaucoup plus proche que Madère,  et pas besoin de prendre l’avion comme pour Édimbourg , Londres se trouve à un jet de pierres de Bruxelles ou plutôt devrais-je dire un Eurostar. Ne confondez pas avec le Thalys, les contrôles préalables sont plus longs et le check-in ferme plus tôt, sinon vous risquez quelques mésaventures comme moi, mais ce n’est pas le sujet de cet article.

Nous avions prévu pour notre arrivée d’aller fêter celle-ci avec un barbecue Coréen, Gogi et pour être très franche avec vous je comptais en faire l’article de ce blog. Je n’écris pas sur tous les restaurants où je mange afin de garder du fun dans les dégustations. Mais j’aimerai conserver la ligne éditoriale de ce blog qui a pour ambition de vous conseiller des restos plutôt que de détériorer la réputation de ceux-ci, et je n’ai pas été particulièrement convaincue par ce dernier et si vous souhaitez mon avis succinct, rendez-vous ici.

La bonne découverte culinaire du week-end a été choisie sur base d’internet, j’avais terriblement envie de pho, vous savez ces soupes-repas vietnamiennes, et Cây tree était recommandé dans le TOP10 des Phos à Londres. Nous voilà donc embarquées pour un trip dans Soho, à la recherche de cette petite perle.  Premier conseil: réservez! Nous n’étions manifestement pas les seules à avoir compris qu’il s’agissait d’un chouette lieu car celui-ci était non seulement plein mais la file d’attente était assez longue, nous avons donc réservé pour un service plus tard. Pas de panique, il ne s’agit pas de ces restos où dès votre plat avalé on vous pousse vers la sortie afin d’optimiser le nombre de services, mais le lieu reste bruyant et il ne s’agit pas non plus d’un endroit où on resterait toute la fin de soirée à siroter tout le verger après son repas.

Deuxième conseil: venez l’esprit ouvert. J’étais tellement coincée sur l’idée de prendre un pho que je me suis retrouvée bien ennuyée quand j’ai vu cette carte aussi large qu’alléchante.

Troisième conseil: arrivez l’estomac vide. Le service est aimable et rapide donc si vous avez une idée de ce que vous souhaitez avaler, vous recevrez assez vite le met de votre choix et les portions ne sont pas petites.

Ci dessous le Pho signature, un pho à la fois épicé (pas très piquant) et subtil au bon goût de cacahuète bien prononcé. Si vous ne le précisez pas, seules des baguettes vous seront fournies. On y retrouve pas mal de viande, qui contient pas mal de graisse c’est vrai, mais est pleine de goût.img_7794-1.jpg

Leur pho classique est excellent pour goûter un premier Pho, très léger certain.e.s le qualifieront peut-être de trop neutre, mais en y prêtant attention une palette subtile de saveurs s’en dégage.

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Enfin, Miss Pink s’est essayée au Bun Bo Bué, la version épicée du Pho en provenance de Hué, l’ancienne capitale impériale. On y retrouvait à profusion du cake de crabe, absolument terrible selon elle, de la pâte de crevettes mais aussi du bœuf, ou de la citronnelle.IMG_7792

Quand on pense que ces portions coutent une quinzaine d’euros, on ne se sent vraiment pas volé.

Au niveau du service, rien à redire, le personnel est à l’écoute et prêt à nous aider sur la moindre demande. Le lieu est bruyant mais cela est du au nombre de couverts présents, la rançon de la gloire j’imagine. Enfin, ce que je trouve personnellement très bon signe, on y retrouve bon nombre d’asiatiques, peut-on en déduire que la cuisine ressemble à celle d’origine? Je n’oserai le signer mais peut-être bien 🙂

** Bonus London **

Vous êtes à Londres pour plusieurs jours? Vous avez faim et pas envie de manger asiatique? Si vous n’êtes pas regardant sur le budget, pourquoi pas aller faire un tour du côté de Notting Hill. En plus d’une charmante bourgade digne d’un film romantique à la Julia Roberts vous pourriez y découvrir: The Shed.

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Selon moi, The Shed est parfait pour les hipsters, décoré avec des objets de récup’, une dimension qui se veut circuit court (leur propre ferme) et écologique, du maison et de la cuisine soignée.
Si l’endroit revêt un certain charme, le fait qu’il y ait eu une panne d’électricité (et donc de chauffage) juste avant notre arrivée a jeté un froid (ahah!).  Heureusement ils ont de petites couvertures à disposition, mais n’oubliez pas que comme la majorité des endroits de Londres c’est encore du simple vitrage, on sent vite le vent.

D’un point de vue purement culinaire, j’ai apprécié l’expérience, une cuisine londonienne – avec une pointe d’international. Des mets variés avec des associations qui de mon point de vue continental semblaient osées (peut-être moins pour les habituées des Royaumes Unis) mais en tous les cas réussies. Des présentations qui donnaient envie de se lancer sur les plats. Bref c’était très bien.

Mais pourquoi n’ais-je donc pas choisi d’en faire le centre de l’article? Tout simplement car si j’ai apprécié la nourriture, la taille des « tapas » n’était – de mon point de vue – pas en ligne avec le prix, et nous avons du recommander pour assouvir notre faim, ce qui au final nous a amené à une note salée, près de 98£ (environ 110€) pour 3 personnes, sans vin , sans dessert avec une seule limonade par personne me semble un peu rude pour un lunch.

Ceci dit, j’en retiens beaucoup de positif: je referai chez moi des gnocchis au potiron, fromage frais et à l’oseille frite.

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Le fromage maison de chèvre doré au miel et aux amandes était excellent, mais l’excellente surprise du moment était la sole aux amandes, échalottes vin rouge était une tuerie.

Je retiendrai que si LA sainte jacques unique est très bonne avec son kimchi de chou fleur, cela relève plus de la mise en bouche offerte dans de nombreux restos que d’une entrée proprement dite.

Possibilité de manger Vegan, et il y a déjà pas mal d’offres végétariennes à la carte, c’est un plus 🙂

Excellent donc, mais pas le meilleur rapport qualité prix qu’il m’a été donné de découvrir. Ceci dit,  nous avons vu d’autres convives recevoir des plats bien plus grands, nous n’avons peut-être pas eu de chance sur les 8 que nous avons goûté et Miss Pink avait déjà profité de l’autre restaurant de la franchise – The Rabbit – qu’elle nous conseillait.

Peut-être que le mieux au final c’est de vous faire votre propre avis?

Bye bye, see you soon 🙂

Vous êtes à Madère? Tentez Cris’s place

Cela fait quelques temps que je n’ai pas publié d’article, et pour bien commencer 2018 je vous souhaite une année pleine d’aventures et de chouettes dégustations culinaires, de moments plein de sourires et qui vous donnent l’occasion de sortir les bulles.
Et pourquoi pas, une année pleine de voyages?  Allez, je commence donc l’année par un triptyque spécial voyage, Madère, Édimbourg, Londres… Vous êtes prêts à embarquer?

A moins de 6 heures en avion de la Belgique, se trouve une petite île portugaise au ciel bleu éternel, aux gens souriants, entourée de l’océan Atlantique, découvrez l’île aux fleurs: Madère. Ici la nature a beaucoup de droit, ancien volcan, une collection impressionnante de fleurs dont tout une partie qui n’existe qu’ici dans le monde, et quand vous en avez assez de promener, c’est l’occasion d’aller découvrir quelles sont leurs petites pépites culinaires. Actuellement il n’y a qu’un restaurant étoilé (**) sur l’île, « Il gallo d’oro » (la poule d’or j’imagine?), malheureusement le dress code est assez strict et nous n’avions pas emporté le nécessaire dans les valises. On décide alors de sortir des sentiers totalement touristiques et de chercher un restaurant où la nourriture est recherchée mais l’ambiance décontractée et c’est là que nous découvrons Cris’s place.

Un petit restaurant cosy, avec un joli aquarium au centre, au personnel souriant nous ouvre ses portes. Nous préférons rester en terrasse pour profiter du beau temps et vu qu’il est clément le repas restera chaud. Nous sommes ici face à une cuisine portugaise que je qualifierai d’internationale, tout est pensé pour que le touriste aussi passe un bon moment. La carte est disponible en portugais, anglais, allemand et français. Les serveurs ont un excellent niveau d’anglais et se coupent en 4 pour vous satisfaire sans être obséquieux.

Une formule menu 3 services à 37,5€ est disponible et selon internet il s’agit d’un excellent rapport qualité-prix, mais nous avons préféré tenter le service à la carte. Ici pas de chichi, pas de mise en bouche ou chips, et si vous souhaitez du pain c’est en extra mais il est délicieux (avec ou sans raisin au choix) et servi avec une huile d’excellente qualité, du beurre et un fromage frais aux fraises (curieux mais intéressant comme goût). chrisentree1

Mr Meerkat trouvait qu’étant sur une île il serait dommage de ne pas tenter les gambas,  et je dois avouer que voyant arriver celle-ci : je ne pouvais que lui donner raison. Selon ses dire les gambas étaient extrêmement juteuses et bien grillées, et l’assortiment de sauces: mangue, fruits rouges, avocat donnaient au tout une onctuosité et une palette de goûts très variée et colorée.

J’ai longuement hésité à prendre aussi une entrée sur la thématique de l’océan, mais j’ai craqué pour le foie gras car il était au chocolat et il n’y a rien à faire, je suis faible devant ce grand dieu noir ;-). Je m’attendais à un simple pâté accompagné de quelques graines de cacao concassé, j’ai donc été agréablement surprise en recevant un foie poêlé, d’une cuisson parfaitement exécutée sur une crème de chocolat amère et dont le côté sucré venait des  sauces mangues, fruits rouge ou de la poire au vin. chrisentree2

Le choix pour la suite n’était pas aisé, la carte promettant plusieurs possibilités alléchantes, du risotto d’asperges au poulpe grillé en passant par du poulet fumé ou encore de l’agneau cuit à basse température, j’avoue que nous avions du mal à nous décider.  Mr Meerkat a opté pour un risotto au canard, un peu moins raffiné que le visuel ne le laisse supposer mais un goût qui reste exquis, et des proportions qui permettent largement de sortir sans avoir faim, le risotto est onctueux, bref c’était Miam!

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Personnellement je suis partie sur les joues de porc braisées accompagnées de purée de pomme de terre locales.  Un excellent plat de brasserie, avec une visualisation restaurant, plus subtil qu’il n’en a l’air : les joues avaient été préalablement braisées avant d’être mises en sauce, un régal, à la fois croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur.

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Trouvant les assiettes joliment décorées, et intriguée par le « sel bleu », je n’ai pu m’empêcher de demander  ce que c’était, je ne suis pas convaincue d’avoir compris la réponse – du sel de chou fleur – je crois avoir eu le coup du lost in translation.  Par contre, pas moyen de l’acheter tout fait, toutes les petites sauces et sels décoratifs sont faits maison par le chef: aussi bien celui au bacon, qu’à la tomate. La serveuse a poussé l’amabilité jusqu’à m’amener une assiette des différents sels pour me montrer les différences entre eux et m’expliquer comment ils les utilisaient. Je ne saurais jamais comment un chou fleur produit du sel bleu, mais qu’est-ce que je trouve cela agréable quelqu’un qui essaye de répondre de manière complète et non expéditive à une question.  IMG_8462

Bref, j’ai vraiment aimé l’expérience et l’attention donnée aux détails, jusqu’à l’addition (<60€) servie dans un livre personnalisé, je recommande Cris’s place si vous séjournez à Madère, à proximité de Funchal.

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Voici qui clôture le premier volet du triptyque: et si on voyageait?

A bientôt pour une découverte sur Édimbourg 🙂

Un lunch sympa & équilibré? Rendez-vous au pain quotidien – Wemmel

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Pour ceux qui connaissent bien la franchise « Le Pain Quotidien », rien de nouveau dans cet article. Pour les autres, c’est l’occasion de découvrir une chaine de restauration très sympa et en ligne avec les nouvelles tendances de consommation.

J’ai découvert Le Pain Quotidien en arrivant à Bruxelles, quand j’étais étudiante, autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas compris l’engouement que cela générait. Je trouvais le concept trop bourgeois, les repas trop cher, ils n’avaient pas de coca cola (oh!) et surtout la dégustation ne m’avait pas convaincue. Quelques années plus tard, j’ai un revenu, je me suis embourgeoisée et surtout j’ai appris à déguster de nouvelles choses.

Depuis que j’apprécie l’houmous, les falafels, la grenade, le guacamole, la pâte de noix de cajous ou encore le quinoa, toutes ces choses que je ne connaissais pas dans mon enfance, j’adore le pain quot! J’y bois avec plaisir leurs limonades maison (tentez la framboise!) , je raffole de leurs bols, dès les beaux jours leurs salades me font frémir, bref: j’aime y aller et y retourner.

J’y vais pour l’ambiance zen décontractée : une très grande pièce lumineuse comme à Wemmel, le choix entre des tables à partager pour pouvoir ne pas manger seul si on le souhaite, des petits sofas avec tables basses ou des tables plus traditionnelles. Le tout dans un décor nature, aux couleurs claires et bois.

J’y lunche car les serveurs sont non seulement sympathiques mais comprennent que si on est en pause midi on a pas spécialement beaucoup de temps pour manger et le service rapide permet de fournir des plats de qualité à grande vitesse.

J’y retourne pour la qualité de la nourriture et son aspect délicieux aussi bien visuellement que gustativement.  Mais aussi pour la multitude de gens avec qui je peux y passer un moment, aussi bien les omnivores que les végétariens ou encore les vegan y trouveront du choix. Les sucrés fondront devant la carte des desserts (oui oui, aussi des végan)

Je le recommande car ils partagent des valeurs communes : ils défendent le savoir vivre ensemble, avec leurs tables partagées, le recyclage : comme leurs tables partagées dont le bois provient d’anciens trains belges, et parce qu’ici tradition rejoint plaisir et tendances. Cela fait 27 ans que cette enseigne belge se développe et je leur souhaite encore de longues et belles années devant eux.

 

Ps: celui de Wemmel est situé non loin d’un parking, a une belle terrasse, un personnel très sympa et l’intérieur est lumineux parfait pour embellir une journée.

Bon appétit.

 

L’Anti Pasto : une cuisine simple et savoureuse

C’est quand même sympa de pouvoir manger de temps en temps une cuisine simple et sans prise de tête. Et à ce niveau là, la cuisine italienne offre de très chouettes compromis dans les restos milieu de gamme.

Aujourd’hui, j’aimerai vous parler de l’Anti Pasto. Un restaurant italien simple et savoureux à Zellik.
On y trouve une large gamme de pâtes entre 12€ et 17,5€ dont 5 sortes sont végétariennes.

Aujourd’hui, nous avons craqué sur de simples carbos et il faut avouer qu’elles sont très sympas. La pâte est goûtue, ferme. La garniture simple mais bien équilibrée et pas trop grasse pour un carbo à la belge.carbo2Pour y avoir déjà goûté quelques autres plats de pâtes, je n’ai aucun scrupule à vous recommander les spaghettis Bruschetta (tomates cerises, roquette, parmesan, huile d’olive) ou les cannellonis ricotta épinards (à éviter si vous avez tendance à piquer du nez après un repas consistant).

Leur carte des pizzas, cuites au feu de bois, séduira les amateurs du genre et vous pourrez revenir une trentaine de fois afin de toutes les gouter.

Évidemment, on trouve les traditionnels plats de viande ou de poisson. Comme par exemple, l’escalope de veau Saltimbocca à la romaine. A nouveau on retrouve un plat équilibré et une portion généreuse en goût.

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Selon le marché, le chef ajoute aussi à la carte une série de suggestion. Typiquement, on retrouve régulièrement à cette saison des cèpes frais ou autre espadon.

C’est sympa en amoureux pour l’ambiance un peu feutrée ou en petit groupe d’amis mais les grands groupes risqueront de s’y sentir à l’étroit.  Pas de souci non plus pour un business lunch, les serveurs sont discrets et il est possible de demander à table à l’écart.

Un regret? Ne pas y avoir encore goûté la carte des vins. Si vous avez eu cette occasion, n’hésitez pas à partager votre point de vue.

Bon appetito

 

Le champignon de Bruxelles : une vue différente de la culture

# Souvenir

Il y a quelques temps, Mr Meerkat et moi avons décidé d’aller visiter une des nouvelles champignonnière de Bruxelles, ou peut-être devrais-je dire une champignobière.
Hé oui, l’originalité du projet, en plus de faire de l’agriculture urbaine au cœur des abattoirs d’Anderlecht, c’est de faire de l’économie circulaire et donc de créer à base de restes, en l’occurrence des drêches.

 

L’économie circulaire

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Image : https://www.lechampignondebruxelles.be/cooperative/

Ce ne sont pas les seuls à Bruxelles à faire de l’économie circulaire locale, on pense notamment à Permafungi qui cultive des pleurotes sur base de marc de café des Exkis locaux , au Brusselsbeerproject qui recycle du pain rassis afin de produire sa bière Babylone, Life is wonderpoule qui incite à remettre les poules dans nos ménages afin de diminuer les déchets et des produire: des œufs…  Bruxelles capitale soutient le développement de ce type de projet et a notamment créé www.circularprojects.brussels comme plateforme de soutien et d’appel à projets.

 

Le champignon de Bruxelles

Donc ce champignon de Bruxelles qu’est ce que c’est? Il s’agit en fait de Shiitake*, un champignon d’origine asiatique qui se déguste aussi bien cru que cuit. Vieux de plus de 2000 ans il se développe naturellement sur du bois en décomposition. Ce champignon

fort goûtu présente de nombreux avantages d’un point de vue nutritionnel: son principal composant est le lentinane. Il est une excellente source de cuivre, vitamine B5 et même de vitamine D* dont une bonne partie des belges manque.

La visite de la champignonnière

Trouver l’entrée relève du jeu de piste, d’ailleurs à notre arrivée, trois autres duos sont en ligne avec les organisateurs pour se retrouver dans le dédale du marché des abattoirs. On se sent tout de suite bienvenu et on a presque l’impression de retrouver un pote tellement l’accueil est agréable. Vu le décalage des arrivées, la visite commence avec une bonne demi-heure de retard dans la bonne humeur. Si vous souhaitez visiter, pensez donc à prévoir de la marge le temps de trouver l’entrée, et pour ne pas manquer la fin de la visite.

On commence par une superbe vidéo sur les champignons dans tous leurs états commentée par le guide, un peu dans le style de :

L’antre du Champignon de Bxl s’ouvre à nous, c’est toujours sympa de redécouvrir les caves de Cureghem et la prochaine étape est un petit jeu pour introduire l’économie circulaire, puis on se tourne vers un dessin lacunaire pour s’assurer de comprendre la morphologie d’un champignon.

On passe alors à la visite proprement dite, ne vous attendez pas à marcher des masses, quelques mètres à peine séparent les différentes installations et il faut avouer que cela parait rudimentaire.IMG_5241

Toute la magie réside dans les conditions et dans le renouvellement du champignon. Sur cette dernière étape le biologiste de l’équipe travaille encore dur afin de réussir à auto-gérer cette ressource.  Afin de s’assurer que chaque étape est scrupuleusement respectée celles-ci sont affichées et accompagnées d’un QR code.

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A noter, la dimension humaine du projet qui propose régulièrement à des personnes non qualifiées du travail.

L’équipe a décidément bien réfléchi au côté inclusif et didactique, on passe maintenant à une activité collective surprise – que je ne gâcherai pas –  et qui nous délivre un petit cadeau.

Pour clôturer en beauté, on déguste une poêlée  de shiitakés déglacés au saké. Pour les non-végétariens, ils proposent de saupoudrer de flocons de poisson séchés: intéressant mais je me contenterai de la version végé.

En résumé, j’ai passé une excellente après-midi, la visite est simple et conviviale, le guide très abordable et on découvre une autre facette de l’agriculture urbaine. Je recommande!

Attention, c’est sur réservation ; -)

Bonne visite,

FF

 

*Ps: ils ont récemment commencé à produire  2 autres champignons qui feront peut-être l’objet d’un futur article. 

*Takamura K, Hoshino H. Determination of vitamin D2 in shiitake mushroom (Lentinus edodes) by high-performance liquid chromatography. Journal of Chromatography 1991

Gastropub : Maquila: Good people eat with good beer

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Difficile de passer à côté de la tendance Craft Beer en ce moment, et je dois avouer que ce n’est pas pour me déplaire. Aussi quand on visite Séville, Miss Chansons et moi, on ne résiste pas à découvrir quelques bars spécialisés.

Quelle ne fut pas ma surprise quand un de ceux-ci en plus d’une alléchante carte en matière de bières artisanales, brasse sur place et propose de délicieux tapas de brasserie. Une SON Sorachi Surfer et SON Mr Wolf plus tard, on craque pour des nuggets croustillants de poulet: de quoi régaler les fans de croquant au cœur tendre.
Mais perso, c’est leur gaspacho qui m’a charmé par son côté mousseux, bicolore et super équilibré.

La carte de bières est tout simplement impressionnante, leurs propres créations côtoient des perles du monde entier et il y en a pour tous les goûts. On y retrouve notamment la super Nanny state de Brewdog, la seule NA qui à ce jour à réussi à me convaincre en tant que bière.

Les serveurs sont non seulement compétents mais aussi charmants. Ils n’hésitent pas à recommander d’autres craft beer bars, et fournissent avec plaisir une carte des bars de la ville accompagnée de quelques explications.

Bref, que ce soit pour manger sur le pouce ou déguster de nombreuses bières, un incontournable de SévilleMaquilabar  . D’ailleurs, sur un week-end de 3 jours on y est allés plusieurs fois, si ce n’est pas un gage de qualité, ca 😉

Vous n’en pouvez plus d’attendre d’aller à Séville, et désirez déjà déguster une de leur production? Pourquoi ne pas tenter une SON MAYO 15:37, une sympathique Saison/Farmhouse Ale rafraichissante. A mon avis pas aussi bonne que leur Sorachi Surfer, mais qui a le mérite de se retrouver en bouteille chez les marchands spécialisés.

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Salud!

FF

Photo Mayo empruntée à http://jortober.com/portfolio/son-brewing-co/

Eslava : tapas premium à petits prix

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Quand on aime manger et la débauche de goûts, les tapas semblent une bonne alternative à un repas traditionnel pour picorer de multiples plaisirs.
Mais aussi sympa que cela puisse être, il s’agit plus souvent de grignotage gras et peu raffinés que de cuisine bistronomique.

Evidemment, l’Espagne compte sa part de bar à tapas huppés, mais il s’agit généralement de tapas simples à prix coquets traitant des aliments plus nobles.

Pas à l’Eslava, au cœur de Séville, où dans une petite salle sans prétention, se joue un véritable opéra de saveurs pour les papilles et où c’est la virtuosité du/des chef.fe.s qui fait tout l’intérêt du lieu.
Para beber ou para commer: car le sommelier est tout aussi compétent que le cuistot et nous trouver juste ce qu’il faut en découverte abordable niveau vin.

Le plat signature? L’œuf cuisson lente sur cake de bolet à la réduction de vin. Une tuerie! Et seulement pour 2,9€. La preuve que gastronomie n’est pas toujours synonyme de luxe.
Ce plat a fait couler beaucoup d’encre vu qu’il a notamment gagné le prestigieux 1er prix du “Sevilla en Boca de Todos” 2010, je ne suis donc pas convaincue que c’est ma plume mal assurée qui le décrira à sa juste valeur.
Fermez les yeux et laissez votre imagination galoper: une subtile odeur de champignons des bois se mélange au côté sucré du vin, vous ouvrez les yeux et tombez face à un jaune d’œuf parfaitement cuit, au cœur crémeux et coulant , déposé en douceur sur un cake moelleux au gout subtil de bolet. L’assaisonnement est parfait, pas un instant il ne vient à l’esprit d’y rajouter sel ou poivre, tellement le côté sucré salé est bien dosé. Difficile de ne pas succomber à la tentation en en reprenant directement un deuxième.

C’est peut-être bien le moment de planifier votre prochain city-trip…

XoXo,

FF

Ps: si vous voulez venir avec vos enfants, pas de souci: tout est prévu pour eux

 

A l’aventure : Magic Mushroom

 

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Que cela soit dit: je suis fan de champignons! Que l’on me parle de simples champignons de paris ou de truffes, je commence déjà à saliver.
J’aurai bien du mal à vous dire si je préfère les cèpes ou les girolles, même si la relative rareté du premier en produit frais fera pencher mon coeur dans la balance au resto. Mon frigo contient régulièrement des shiitakés et des pleurotes, mes armoires des trompettes de la mort sechées ou des morilles.

Cette courte note a donc pour vocation à rassembler ce que j’aimerai explorer à l’avenir en terme de champignons.
Vous connaissez d’autres champignonières, ceuillettes ou moments intéressants? N’hésitez pas à les partager!

Restos

Le café des spores: brasserie bruxelloise spécialisée en champignons de l’entrée au dessert : http://www.cafedesspores.be/home/food.html
Menu 3 services: 36€ : disponible en végé, terre ou mer

Origine

Les champignognières commencent à pousser partout en ville. Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez pas à parcourir l’article sur le champignon de Bxl.
Dans la même trempe, et précurseurs du champignon de Bxl, une initiative intéressante a vu le jour en 2014: Permafungi qui a pour but de développer des pleurotes sur du marc de café, ou comment faire de l’économie circulaire urbaine. En 3 ans: ils ont déjà recyclé 44 tonnes de marc de café et produit près de 10.000kg de pleurotes.

Une belle initiative que j’ai hâte de découvrir sur place.

Miam?
Je n’ai encore jamais gouté ni de mousserons, ni de rosé des près, et vous les foodies: qu’en pensez-vous?

Le saviez-vous?
Il semblerait qu’en Europe, la Belgique soit la troisième en terme de diversité de champignons.

 

Salut les bolets,

FF

PS: Comme tous les articles de la catégorie « Et si le meilleur était à venir? », il sera édité au fur & à mesure des découvertes ou nouvelles envies

Photo empruntée à inquisitr